Manger local

Je peux manger tous les fruits que vous voulez. J’ai essayé des trucs qui avaient des odeurs plus que bizarres et des goûts encore plus effarants. En général, les étalages de fruits sont toujours très beaux.

Regardez celui-là, vous avez plein de trucs reconnaissables: des ananas (ça, c’est facile), des bananes (encore plus), des mangues, des noix de coco et tout ça.

Pour celui-ci, on est moins sûr, pas trop d’idée de ce que ça peut être, ce gros fruit tout vert.

Eh bien, la petite dame là, elle passe sa journée à l’éplucher. À gauche, la gangue ouverte, à droite le fruit à manger. Et devinez quoi, c’est très bon! Ça s’appelle la pomme à Jacques, j’invente un peu, le vrai nom c’est Jack Fruit.

Elle, elle n’a pas besoin d’éplucher. Elle se promène avec son plateau sur l’épaule et elle essaie de te convaincre d’en acheter. Elle réussit de temps en temps, mais je ne suis pas sûr que les locaux soient vraiment preneurs. Ou alors ceux qui n’ont vraiment plus rien. Et ici, n’avoir plus rien, cela doit équivaloir au vide sidéral, ils n’ont même plus d’air à avaler.
J’ai pris la photo de dos parce que je ne voulais même pas croiser son regard. Ni croiser du regard le contenu du plateau!

Ne donnez pas votre langue au chat! Il la mangerait !

Moi, je vous le dis, on va finir par regretter les photos de temples. Vous avez deviné?

Mes covoyageurs ont bien sûr essayé. Il y a en a toujours un dans la «gang» (en québécois, ça se dit «la gagne») pour faire le malin.

Finalement, elle a d’ailleurs été malade, mais je ne me gausse pas du malheur des autres, surtout quand ils l’ont cherché 😜. Non sans rire, heureusement qu’on a tout un tas de médecins à bord, ils lui ont donné un remède miracle mâtiné autrichien-australien et, hop, ça allait mieux.
C’est comme si je devais l’avaler moi-même, je retarde le moment fatidique de la bouchée. Eh bien, on est tombés sur le marché aux insectes du coin: tarentules en crackers, sauterelles en sauce, vers en cacahuètes… Tout à portée de la main et de la bouche. À l’Insectarium de Montréal, grillés style chips, peut-être, mais là, dans le jus pas ragoûtant, j’avais l’impression qu’il y avait plus d’insectes qu’on en voyait.

Il y avait aussi ceux qui proposaient le snack à emporter: une petite tarentule vivante à consommer sur place ou à emporter? Ici, la grande trimbale la petite qui s’amuse avec leur animal de compagnie.

Phnom Penh
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3 thoughts on “Manger local

  1. En français, on dit aussi le fruit du Jacquier. J’espère que tu en verras sur l’arbre car ça pousse à même le tronc et c’est vraiment étonnant.
    Et pour les insectes, ce sont les protéines du futur, tu devrais t’y mettre dès maintenant 😉
    Bisous

    1. Tu me connais j’avais inventé un nom c’est plus amusant
      Oui les insectes en farine pour faire des gâteaux on s’y habituera.

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