Smooth à la roulotte

Pour ceux qui ont lu “Apophtegmes péruviens”, vous vous souviendrez que les filles ont découvert les boissons glacées aux fraises faites avec un mélangeur. Nous nous sommes donc équipés à la maison pour en préparer, mais si le résultat a toujours était plutôt agréable au goût nous n’avons jamais réussi à reproduire le goût liméien.

Je voulais emmener le mélangeur à la roulotte, mais entre les pots de confiture, les marmites à confiture (je vous en parle bientôt), la cafetière et tout le reste, je n’avais pas le goût d’en ajouter encore. Donc je m”en suis acheté un qui pourra rester à Tadou. Je l’ai choisi avec un bol de verre parce que tous les emballages qui indiquaient “sans BPA”  sous-entendaient aussi “en plastique”. Donc “bol en verre”, “650 chevaux” sous le capot, le “blender de compèt'”!

Un blender à la roulotte, ça amène des complications. Entre la cuisinière et l’évier, il y a tout juste 40cm de plan de travail, alors la cafetière prend toute la place. Il en reste un petit peu, pour mettre le grille-pain en arrière, mais impossible remettre le malaxeur. Je n’ai pas non plus de place pour le ranger et le ressortir à chaque fois. Je ne vais quand même pas faire comme mon chum Momo et construire une cuisine extérieure “en dur” devant la roulotte avec des tôles de plastique ondulé. Vous savez le truc bien crade qui devient jaune pisseux et qui se couvre de petite mousse verdâtre. Il ne me resterait plus qu’à porter un Marcel taché et des chaussettes noires dans des sandales éculées. Non des chaussettes à carreaux, ce serait encore pire.

Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’autres prises de courant. Donc j’entame les grands travaux de réaménagement: installation d’une prise de courant près de la fenêtre de la chambre pour pouvoir poser la cafetière. Cela prend un petit moment pour faire le trou dans la cloison , passer le fil et aller le brancher à l’arrivée électrique, mais, quand c’est fini, c’est propre et bien fait. Donc je déplace la cafetière et je peux poser le blender prêt à être utilisé.

Premier smooty: 2 kiwis que j’ai ramenés de Montréal, parce qu’ils n’avaient jamais réussi à mûrir, une petite mangue, un verre de jus d’orange, une cuillère à soupe de chia et une cuillère de protéines. Les kiwis pas mûrs sont plutôt acides, mais la mangue arrive à contrebalancer.

Le lendemain, je veux essayer sans jus d’orange, juste de l’eau. Cette fois, je mets une banane qui elle non plus n’est pas trop mûre, une autre petite mangue, une cuillère à soupe de chia et une mesure de protéine aux céréales et j’ajoute un grand verre d’eau. C’est épais et pâteux, j’ajoute un trait de jus de citron et c’est mieux.

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Yaourt à la confiture chaude

C’est le nouveau délice à la mode!

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Il faut de la confiture de fraise chaude sur laquelle vous déposez gracieusement quelques cuillères de yaourt grec zéro pour cent. Ensuite, touillez délicatement pour obtenir un tourbillon du plus bel effet.

Je vous voix venir, vous pensez que c’est un dessert qu’on peut se faire comme ça, n’importe quel jour de l’année. Une cuillère de confiture de fraise Bon papa, un petit coup de micro-onde, et hop, de la confiture chaude! Un coup de micro-onde, c’est la mort de la cuisine. Non, non ce dont je vous parle c’est de la confiture naturellement chaude! Je vous explique: il vous faut une roulotte, deux kilos et demi de fraises bio, un kilo trois cents grammes de sucre, un trait de citron, des bocaux, une belle marmite et un entonnoir à bocaux.

Vous commencez par équeuter les fraises, les faire macérer et ensuite vous chauffer tranquillement, de temps en temps vous retirer les fruits pour faire bien réduire le jus et quand vous avez atteint 105°, vous mettez en bocaux. Bien sûr, il n’y en a pas exactement pour remplir 8 bocaux alors il vous reste un peu de confiture chaude.

Vous mettez le reste de confiture naturellement chaude et vous ajoutez le yaourt grec 0%.

>>>>recette

Recette

Taboulé au débotté

J’ai dit que je faisais du taboulé, alors j’ai acheté du persil.

Comme je ne fais rien à moitié, j’ai acheté du persil plat et du persil frisé. C’est vrai qu’une fois haché, cela ne doit pas faire une grande différence, mais c’est pour le principe. En fait, ce n’est pas vrai. J’ai acheté du persil et de la coriandre.

Je fais mes courses au nez. Quand je suis à la fruiterie, je renifle tout. Je sens les ananas, les melons, les poires, les pommes, les pêches, les abricots, les mangues, les tomates et, bien sûr, la coriandre. Mieux, j’achète de la coriandre parce qu’elle m’appelle. Il faut dire que, pour une raison inconnue, il la mette en hauteur, et pile au-dessus des rates et des haricots. Donc, comme je prends régulièrement des rates ou des haricots, c’est vers eux que je me penche en premier, et l’odeur qui tombe du rayon des herbes m’hameçonne par les narines. Il faut dire qu’en plus la coriandre de ce légumier est toujours, et fraiche, et odoriférante.

Les melons, je leur renifle la base, les ananas aussi, les poires, les pêches, les abricots, je les renifle au milieu, mais la coriandre je la renifle de loi,

Toujours est-il que, le jour où j’ai décidé de faire du taboulé, j’étais au supermarché et bien que j’ai plongé mon nez dans tous les sacs, aucun n’avait plus d’odeur qu’un sac de salade iceberg insipide américaine. J’étais très décidé à faire du frais, donc, malgré tout, j’ai acheté du persil inodore en me disant qu’haché, il finirait par dégager la nécessaire saveur. J’ai pris un paquet de coriandre sur la pile idoine en complément de ma réserve personnelle et finalement ce n’était que du persil plat. La feuille est plate, l’odeur est plate, la tige est plate, et le goût l’est tout autant.

Pas de souci, comme on dit.

Comme vous le savez, je suis devenu le roi de la semoule de blé dur, du boulgour, du blé concassé et autre couscous. Je te vous fais de la semoule en trois minutes, chrono. Et fameuse avec ça, tendre moelleuse, gouteuse, salée à point, chaude et légère.

Donc, pour moi du taboulé, ça ressemble à de la semoule, mais froide et parfumée au persil. Alors je commence par préparer un bol de semoule, je fais un coulis de persil: deux persils, coriandre, tabasco, oignons verts, et tomate, je mélange le tout, et je le mets au frigo.

L’aventure, c’est l’aventure

Tout ça, c’est de la faute à Manu.

Jusqu’à maintenant, j’avais bien résisté à l’envie, mais, à chaque fois que je le vois, il retourne le couteau dans la plaie: je fais du super bon pain au levain!

Donc aujourd’hui, je me lance.

Aujourd’hui c’est la première étape. J’ai stérilisé un bocal et j’ai préparé le levain.

  • 80 g de farine blanche
  • 80 g de farine de seigle complète et bio
  • une cuillerée à café rase de sucre blanc
  • de l’eau pour obtenir une pâte lise, liquide et épaisse

la suite dans trois jours

Midi ocre

 Cela fait longtemps que je voulais les essayer, mais j’avais toujours eu la sourde crainte que ça ne réussisse pas comme je l’espérais. Je les imaginais dures et compactes, à la texture “pas cuites” et au goût sableux. Il faut dire qu’avec notre four qui chauffe quand il a le temps, nous ne pouvons pas vraiment nous fier aux indications. J’ai déjà essayé de vérifier la température avec un thermomètre à bonbons, qui résiste à des températures d’alandier, mais la pratique ne semble pas suivre la théorie. Donc j’avais des doutes sur la réussite de mes projets culinaires, mais je n’allais pas reculer au moindre écueil.

Pour faire variations à la tradition dominicale, toute récente, puisqu’elle ne datait que de quelques semaines, du filet de boeuf accompagné de rates du Touquet, j’avais décidé de faire des brochettes de poulet. Mais quel légume pourrait accompagner ce plat légèrement épicé? Je ne voulais pas réitéré les pommes de terre aussi fines et délicieuses soient-elles. Je pouvais remettre à la table du riz déjà présent la veille. Une plus sage solution eut été les légumes en poêlée bien relevée, mais cela n’aurait certainement pas été du goût de toutes.

J’ai toujours quelques patates douces que je cuisine habituellement sautées avec des carottes et des oignons, mais il faut donner un maximum de force à la Petite en période d’examen. Donc je me lance dans les frittes, mais comme vous devez maintenant vous en doutez, pas des frites tout venant, des frites de patates douces.

Vous allez voir, c’est très simple.

Tout d’abord, corvée de pluches. Ensuite comme nous ne sommes pas à Boulogne(réminiscences d’un lointain passé) et que la friteuse n’a pas droit de cité et par extension la coupeuse de frites non plus, il faut couper les frites à la main.

D’après mes recherches, la meilleure façon d’obtenir des frites croustillantes, c’est d’enduire les patates coupées d’une préparation de blanc d’oeuf, d’huile et d’aromates. Ensuite, je range soigneusement les frites sur une plaque de four pour les faites cuire une demie heure. Au bout d’un quart d’heure, je les retourne et je mets les brochettes au four. À la fin de la cuisson, quelques minutes de grill pour donner une belle couleur à la viande.

Le résultat est fameux: des frites moelleuses et croustillantes.

Mais, me direz-vous, par quel détour tortueux de mes entrelacs cervicaux, en sommes-nous arrivés à ce titre prometteur? Eh bien, c’est à cause d’un reste d’abricots…

J’avais trouvé quelques abricots appétissants et qui s’étaient révélés décevants. Donc en faisant la compote du dimanche, nous les avions, par crainte de les perdre, ajoutés aux pommes. La compote s’en était trouvée orangée de nature. Les brochettes marinées et les frites douces avaient ajouté leur touche au tableau.

La preuve en images

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>>> recette

 

Le poulet compliqué

Le recettes simples ne sont pas toujours les meilleures.

Donc cette fois, j’ai retiré un de mes écouteurs et je me suis lancé. Pour quoi enlever un écouteur me direz vous? D’abord parce que j’en ai deux! Oui, je fais la cuisine en musique, la musique adoucit les moeurs et enrichit l’expérience culinaire. Les nanas aiment ma cuisine, mais elles n’assistent pas à la performance, elles attendent ma fin pour assouvir la leur. Et donc la musique emplit la vacuité de mon auditoire, mais me prive de mon sens le plus important. Avec des écouteurs sur les oreilles, je ne sens rien! Je ressens la musique, mais ne sens pas les odeurs.  Donc soit j’ai des terminaisons olfactives dans les oreilles, soit les écouteurs empêchent la circulation des molécules odoriférantes.

Hier, j’avais vidé la vasque à bulbes, celle qui contient oignons, échalotes, françaises comme disent les ignorants qui nous entourent et l’ail. J’achète les oignons par cinq livres et j’en ai tellement acheté que je pourrais remplir une bibliothèque de quartier. J’ai donc acheté de l’ail d’Espagne, pas de l’ail jaune pitié, et des beaux oignons tout frais du Québec.

Nous sommes samedi et ce sera un plat complet pour toute la famille.

J’ai donc commencé par faire rotor de l’ail dans un fond d’huile. Viennent ensuite les oignons que je fais blondir rapidement. J’arrête la cuisson en jetant un poivron vert en petits morceaux. L’ail embaume toujours alors j’ajoute une bonne cuillère de curry pour relever le tout. Mes légumes prennent une belle couleur, j’ajoute deux petites courgettes coupées en dés.

Le poulet a pris la poudre d’escampette et je tranche donc en carrés de 1,5 cm de côté, deux belles escalopes de dinde. Je retire les légumes parce que j’aime que la viande soit bien saisie. Un peu d’huile, le feu à vif, et je jette les carrés de 1,5cm de côté dans l’huile. Avant que les carrés de 1,5cm de côté commencent à roussir, j’asperge d’une généreuse lampée de Tabasco. Oui, le Tabasco, je l’avale d’un trait, ça réchauffe les boyaux. Mais ce n’est pas fini, la viande accélère vers le doré  et je l’arrête brutalement avec de la sauce soja. Je fais caraméliser et c,est pile le moment de remettre les légumes. Je retire l’écouteur que j’avais remis pour avoir la stéréo et le fumet étant à mon gout, je n’ajoute rien. Quelques minutes pour que le tout s’amalgame et il est temps de mettre le riz. Du super riz rond, qualité supérieure, s’il vous plait.

Pour mesurer le riz, j’ai ma petite méthode empirique. Je saupoudre la surface jusqu’à ne plus voir les légumes. Parfois j’ai la main lourde et il y a plus de riz que de légumes, cette fois je me tempère et je retire le deuxième écouteur pour être bien sûr de tout voir… On ne sait jamais!

Quand le riz est mesuré, il faut mélanger le tout et laisser le riz devenir transparent, couvrir d’eau et laisser cuire 30 minutes à feu doux.

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Tarte rebelle

Pas encore, une quiche aux poireaux!

Ce soir, je fais le rebelle!

Je rigole parce qu’on a un soi-disant cuisinier rebelle à la télé qui, pour attributs principaux, arbore des tatouages. Et ce sont ces “petits bonhommes” (sans le ‘s’ central, comme les québécois appellent les dessins animés) qui font de lui un rebelle. Comme tout le monde est tatoué maintenant, on est plus rebelle de ne pas l’être que de l’être.

À la boulangerie, il y a une jeune fille qui était “très bien, comme il faut”, mignonne, gentille. Un jour, un papillon lui apparaît sur le bras. Très joli, le papillon, gracieux, éthéré, délicat, expertement dessiné, aux couleurs douces et franches. C’était bien la première fois que je voyais un tatouage aussi coloré ou, plutôt, avec une utilisation aussi subtile de la couleur. Mais le papillon a pris ses aises, il est sorti de son cocon. Au début, il avait quelques feuilles pour se percher, mais bientôt le roncier au complet a pris la place sur tout le bras. Il a brouté les cheveux, pour autant qu’un papillon puisse le faire, mais après tout un papillon virtuel et épidermique, ça doit avoir des capacités spéciales. Les cheveux ont subi le grand fauchage de la moissonneuse-batteuse, pour ne laisser qu’un crête orange et hirsute. Puis, certainement pour mieux s’accrocher, de branche en branche, des anneaux sont apparus de-ci de-là. D’un délicat Botticelli, on en est arrivé à des graffitis envahissants. Pauvres parents!

En attendant le cuisinier soi-disant rebelle n’est qu’un gros plouc qui croit avoir une particularité qu’il n’a pas. Pour ce qui est de sa cuisine, pour ce que j’en ai vu, il pourrait être juste tatoué cela serait suffisant.

Cela dit, ce soir, j’ai décidé de ne pas faire comme moi-même. Je suis rebelle à mes propres rébellions.

Je commence par jeter les tranches de carottes dans l’huile. J’ai bien commencé par éplucher les oignons mais ils attendront. Un sursaut d’habitude me surprend à mettre un peu de raz-el-hanout, carottes et patates douces même combat. Quand elles se sont bien attendries sur le gaz, j’ajoute les oignons. J’ai mis deux belles tomates dans l’eau chaude pour les peler. Je les ajoute en gros morceaux. Un peu de coriandre et deux petites courgettes viennent compléter. Je laisse revenir doucement.

Pendant ce temps-là, je fais de la pâte avec cette fois-ci de la farine d’avoine. J’aime ça, les farines avec un goût. À force de tests, je me suis rendu compte que, contrairement à la farine de blé, elles n’ont pas la même capacité à s’agglomérer pour faire une pâte solide alors je coupe avec un peu de farine non blanchie. Habituellement, j’essaie 2/3 de farine exotique pour 1/3 de farine banale. Ensuite je pétris à la main et j’ajoute encore un peu de farine commune jusqu’à obtention de la pâte idéale.

Finalement, comme je sais que ma garniture sera un peu “molle”, j’ajoute une petite cuillère de fécule de maïs à mon appareil, de crème et d’oeufs, pour l’épaissir.

Au final, tout le monde en a mangé et s’est régalé, que demander de plus.

tarte légumes

Gâteau d’anniversaire

J’ai eu une commande: pour l’anni: un fraisier.

Il est vrai que malgré la météo, on a vu apparaître de belles fraises. Malheureusement, si elles sentent bon, je ne suis pas impressionné par leur texture.

Mais bon, pour faire plaisir!

Le résultat est très calorique, très appétissant, super bon, mais la crème est trop molle pour une tenue style boulanger; j’ajouterai bien un peu de gélatine ou d’agar-agar la prochaine fois.

>>> recettefraisier fraisier fraisier

J’veux du nouveau

Hier, c’était lasagnes alors aujourd’hui pas question de faire, en accompagnement du steak, des pommes de terre ou des pâtes et j’ai envie de nouveau.

Cela fait un moment que je voulais l’essayer alors ce sera aujourd’hui. J’ai une courge-spaghetti. D’après internet, il suffit de la faire cuire 5 minutes par livre au microonde ou 90 minutes au four. La seule  préparation est de larder la pauvre courge de coups de fourchette pour qu’elle n’explose pas. Vous avez entendu parler des courges chinoises qui explosent? On ne sait pas si c’est parce qu’ils mettent trop d’engrais pour faire trop de profit, mais la mienne, je vous le promets elle n’éclatera pas.

Le problème, c’est que ça n’a pas l’air d’avoir trop de goût et je ne suis pas sûr que la Petite va adorer. Alors je vais faire une petite sauce oignon, ail et tomate et je vais aussi faire de la polenta pour compléter.

 

steak polenta et courge courge spaghetti

 

C’est le printemps

Le printemps est arrivé pour de vrai. Il paraît que cela fait neuf jours consécutifs de soleil.

Avec le printemps, les salades vont alléger notre assiette.

Chez nous, la salade c’est sacré! Elle doit être lavée feuille par feuille, examinée sous toutes les coutures, les petits morceaux fanés sont rejetés, les côtes trop dures sont déchirées, les taches brunâtres découpées, les dentelures suspectes contournées. Mais il faut aussi que l’assiette soit belle. Oeufs durs,concombres, jambon, thon, radis servent de garniture. Je n’ai pas le droit aux tomates, aux coeurs de palmier, aux asperges, aux coeurs d’artichaut dans l’assiette de la grande, mais dans la mienne, j’ai le champ libre! Donc pour elle aujourd’hui ce sera salade, concombre et jambon et pour moi tomate coeur de boeuf, concombre et jambon. Un filet de vinaigre balsamique, un filet d’huile d’olive, servez, c’est prêt.

 

tomate coeur de boeuf salade jambon concombre

 

Les pâtes du chef

C’est toujours un plaisir de faire des pâtes, mais je dois dire que certaines fois cela semble encore plus réussi.

Cette fois, je veux des pâtes à la semoule de blé dur. Donc je suis ma propre recette, mais, comme il se doit, je déborde un peu. Pourtant, ce n’est pas très compliqué:

  • 250 g de farine
  • deux oeufs
  • du sel
  • une cuillère d’huile

Je ne sais pas ce que j’ai fait. Est-ce que j’ai mis un petit peu plus de farine, ou bien les oeufs étaient plus petits que d’habitude, le sel plus sec ou l’huile plus dense, toujours est-il que lorsque j’ai fini de pétrir il est évident que cela va être des pâtes sablées! Je continue à pétrir. C’est ma nouvelle solution, pétrir jusqu’à épuisement de la mixture. Cela m’a réussi dans plusieurs recettes dont la pizza, que je pétris tant et tant qu’elle prend une belle texture panifiée que je ne lui avais jamais trouvée auparavant. La seule pâte qui m’a résisté jusqu’à maintenant était basée sur la farine de quinoa que tout malaxage a laissé indifférent.

Mais cette fois je ne me laisse pas démonter. Je décide d’ajouter un oeuf, me disant que si on parle de pâtes aux oeufs il doit y avoir une raison. De prime abord, ce n’était pas une bonne idée, la boule de pâte semble rejeter l’oeuf de la dernière heure, je persiste et signe d’une bonne cuillère additionnelle de semoule. Finalement, j’obtiens la parfaite texture, la boule est sèche et très légèrement collante, les fissures s’effacent, les plis disparaissent, la pâte est lisse. Je la laisse reposer.

Une demie heure plus tard, je n’ai pas besoin de jouer des biceps pour affiner et couper les pâtes, et j’obtiens des tagliatelles fines et longues en quelques minutes.  Cinq minutes dans l’eau bouillante et le délice va droit au coeur.

pâtes semoule de blé

Soupe jaune

Après le petit livre rouge, voici la soupe jaune.

Je suis devenu le spécialiste de la soupe aux légumes, à la courge, aux poireaux, n’en déplaise à la Reine Mère, à la coriandre, au crabe, à la patate douce, aux haricots beurre et à tous les légumes qui restent dans mon frigo.

Il faudra que je vous donne mes recettes, mais, aujourd’hui, j’avais envie de quelque chose d’autre. J’avais envie d”une soupe consistante et goûtue. Les légumes, c’est bon, mais même avec du tabasco, de la coriandre, du sel, de la courge poivrée, ça reste un peu trop printanier. Donc je me lance… Je fais revenir des oignons dans une larmichette d’huile d’olive et pris d’une inspiration subite, j’ajoute une bonne dose de curry. Du bon curry bien fort, bien jaune, d’où le nom. Vous savez, ce curry dont il suffit d’ouvrir la boîte pour se retrouver dans un HLM de la banlieue nord, où les odeurs de Madras se mêlent, sans peur, à celle de Casablanca.

C’est beau, ça sent bon et c’est le moment d’ajouter une tasse, au sens propre, de crevettes de Matane. Je laisse revenir pour que les crevettes prennent la saveur et j’ajoute la coriandre hachée pour une touche de vert. J’ajoute l’eau chaude que j’ai fait chauffer en parallèle. Je ne sais pas si ça change vraiment quelque chose, mais j’ai toujours l’impression que de mettre de l’eau froide ne va pas donner le même résultat. Quand l’eau reprend son ébullition, j’ajoute des pâtes de riz.

Pas de sel, pas de bouillon préparé dont on ne sait pas trop combien il en contient, du sel. Que des bonnes choses et un goût différent.

Tout le monde a aimé, désormais, c’est à la carte du restaurant.

soupe au curry