Couscous péruvien

Comme je l’avais dit, j’avais envie de couscous et j’ai fait du couscous, mais pas “comme là-bas”, je ne voulais pas une révolution dans la cuisine. J’ai échangé la place Tahrir pour le Parque Kennedy.

Je vous l’accorde, pour le style arabe, j’ai commencé la recette avec deux petits jarrets d’agneau. Et vu la taille, cela ne pouvait pas être du cheval, pas de danger! Ensuite un beau morceau de paleron. Moi, j’aime bien le paleron parce que je le connais bien. Je le reconnais! Aucune chance qu’ils me fourguent du dromadaire ou de l’éléphant! Je retire le nerf au milieu, je le dégraisse et je coupe des cubes mais même en puzzle, c’est du boeuf à 100%.

Cette fois-ci, j’ai mis des légumes, en veux-tu, en voilà:

  • oignons, on ne se refait pas
  • carottes, il paraît que ça rend aimable… suivez mon regard
  • patates douces, comme au Pérou
  • navets, un bon petit goût bien de chez nous
  • pois chiches, comme là-bas dit
  • courgettes, comme chez nous
  • un peu de coriandre, un peu de tabasco et du raz-el-hanout.

Vous allez dire : “on reconnaît bien le couscous” mais pour ce qui est d’être péruvien, ça fait un peu léger quelques cubes de patate douce. Vous n’y êtes pas du tout. J’ai remplacé la semoule de blé par du quinoa.

Un petit cours de botanique express, le quinoa est une pseudo-céréale puisqu’il ne fait pas partie de la famille des graminées, mais de celle de la betterave et des épinards (les Amaranthacées). Et vous connaissez l’autre particularité du quinoa? Elle ne pousse qu’au Pérou!

Couscous péruvien et quinoa

Couscous péruvien et quinoa

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Semoule de couscous

Je l’avais dit que le printemps nous titillait les papilles.

Le printemps et le citron bien sûr.

Depuis quelques jours, la météo s’est réchauffée. Le Québec se réveille. Les arbres éclosent. Les bourgeons décapotent. La salade approche.

J’ai quand même refait du couscous. De la viande, des légumes et de la semoule.

Jusqu’à maintenant, la semoule s’était le cauchemar. C’est bien simple, pour les deux derniers couscous, j’ai raté lamentablement ce fondement de la cuisine arabe. À ma décharge, je dois dire que la recette que j’avais était vraiment la pire qu’on puisse trouver. Une invention de la Grande qui a sa manière bien à elle de la préparer. En deux mots comme en cent, de toute façon, si vous comprenez ou si vous y arrivez, chapeau ! Alors voilà : on fait chauffer de l’huile dans une casserole. Combien ? Combien longtemps ? Combien chaud ? Comme dirait Mathilde, l’hispanophone de la maison, « no se ». Ensuite, on ajoute de la semoule. Je ne vous refais ni la litote littéraire, ni l’allitération. On remue. Ça donne ça… On met de l’eau, jusque-là… et on attend. Je ne suis pas un grand fan des dosages hyper précis, mais à ce point là ce n’est plus de l’imprécision, c’est de la sorcellerie. Samantha sort de ce corps. C’est ma bien-aimée, mais je n’avais pas remarqué le nez gigoter.

Donc cette fois, j’avais bien l’intention de prendre le problème à bras raccourcis.

J’ai commencé par faire le couscous comme alibi à la semoule.

Puis au moment de servir, j’ai préparé la semoule à ma, nouvelle, façon. Il paraît que nous sommes complémentaires, cela veut dire qu’on ne fait rien de la même manière. Donc j’ai fait tout le contraire de son envoûtement. J’ai fait chauffer un peu du bouillon. J’ai mis la semoule dans un grand bol. Je l’ai mouillé d’une grande cuillerée d’huile de sésame grillée (je n’ai pas eu le droit à l’huile d’argan qui coûtait deux fois plus cher) puis du bouillon chaud. J’ai laissé gonfler puis j’ai remis à température, doucement dans une casserole en cassant les mottes avec une cuillère en bois.
Au lieu de sable rôti, j’ai eu une bonne semoule bien moelleuse.

Un filet de citron avec ça?
À table!

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