La chatte, les harengs et les spaghettis

C’est bien joli d’être un super pêcheur comme moi, mais ,même si on adore le poisson, quand le filet est rempli, ça déborde. Et des poissons de plus de 2 kg ça fait de la viande de poisson! Alors j’ai tout essayé, le grignotage, les amuses-bouches, les sandwichs, les pans-bagnats, les dagoberts belges à la mode des cousins des cousins, la salade composée et la salade décomposée ( la salade d’un côté, le poisson de l’autre ), les concombres au poisson fumé, délicat, les tomates farcies au poisson fumé, mais tout ça c’est du froid. L’autre soir, en regardant mon petit paquet de tomates séchées, j’ai eu une envie subite de quiche à la truite fumée. Mais, ça n’a pas duré, j’ai une réticence… Je ne sais pas pourquoi, mais les tartes au poisson cela ne m’inspire pas. Les pizzas aux fruits de mer, cela ne m’a jamais attiré. Les moules, les filets de truite, le saumon au four, le saumon au barbecue, le saumon en tartare, le saumon en papillote, les papillotes de poissons, tout ça je dévore. Le taramo salata, les oeufs de poisson à la grecque,  les bébés pieuvres en salade, même les harengs marinés, les harengs saurs, les bouffis, les gendarmes, les saurets ou sorets, tout ça j’aime ça.

Les harengs saurs! Une petite réminiscence du bon vieux temps, je me souviens quand mon oncle passait avec son camion. On ne se téléphonait pas à tout bout de champ dans ce temps-là et, un soir, on entendait le camion qui se stationnait en bas de l’immeuble et on savait que c’était lui parce que le bruit était insistant. Le camion s’arrêtait, mais pas son moteur. Un gros camion de mareyeur avec le compresseur pour maintenir la cargaison au frais, ça faisait pas mal de bruit dans la rue Vion. Les trains, nous avions l’habitude, la gare de triage à portée de porte-voix, mais un gros camion juste en bas c’était sûr que c’était Robert. Il montait, précédé de l’odeur de poisson imprégné dans ses vêtements, mais aussi dans le bois, la corde, la glace de la caisse pleine de poisson qu’il apportait. J’ai le souvenir précis de sa veste en mouton retourné, de ses joues mal rasées quand il m’embrassait, de son ton joyeux, toujours gentil. Je ne sais pas pourquoi l’autre souvenir, c’est Maman qui faisait des harengs marinés. Je n’aimais pas trop les harengs marinés, j’avais l’impression que c’était fourré aux arêtes, comme les anchois, une pelote d’arêtes avec un peu de sciure de mouche. Je revois le grand plat de harengs avec des oignons coupés en tranches. Mais j’associe ces mêmes harengs à une autre réminiscence très disparate. Je me souviens qu’on avait une chatte qui avait mis bas. C’était à Douai, les harengs en haut de l’escalier du garage, la chatte qui faisait des petits. Je me demande bien ce qu’on pouvait faire avec une chatte ? Je ne me souviens de rien d’autre à propos de cette chatte, ce qu’il s’était passé avant et pourquoi nous l’avions recueillie, ni ce qu’il s’est passé après. J’ai l’impression que c’est Papa qui l’avait ramenée.

C’était au printemps 68. Pas trop difficile à retenir cette date-là.

Mais donc le poisson, j’aime ça. Moi je mangerai bien plus souvent des sardines, des maquereaux, des éperlans, grillés. Je mangerai aussi de l’espadon, autre réminiscence d’une journée de pêche mémorable, de la raie au beurre noir, il paraît qu’on a plus le droit, même si on a encore le droit de respirer les exhalaisons des pots d’échappement. Heureusement, je peux manger des bulots, les crevettes, des homards, des huîtres, même si elles ne sont jamais aussi bonnes que celles de chez nous. Ici ce sont des grosses huîtres sans goût. Ils doivent les laver avant de les servir. Elles sont grasses, mais sans sel. C’est pour le régime! Ce sont des huîtres “diet”, “lite”, sans édulcorant, élevées dans la cuve où il fabrique le pseudo-fromage. Il devrait y mettre leurs enfants dans cette cuve là. Leurs enfants ils sont mal élevés alors cela ne pourrait qu’être mieux! Hier, il y en avait un sur la pelouse en face, je pense qu’il a soufflé dans un mirliton sans discontinuer pendant au moins 45 minutes! Moi, vous me connaissez j’ai mis le Stabat Mater de mon ami Vivaldi, chanté par Philippe Jarousski, j’étais sur la croix et ma mère me plaignait. Petit bonheur en passant… Mais quand même, leurs enfants, ils en font un fromage et ils feraient mieux de les faire mous et sans saveur.

Attendez-moi, je me remets le Vivaldi, ça me stimule.

Donc oui, la tarte à la truite fumée, je ne suis pas sûr. Alors, parce qu’il faut quand même lui trouver d’autres apprêts, j’ai décidé de me faire des spaghettis truite fumée. Un petit peu de crème, un petit peu de sel, beaucoup de truite, beaucoup de tabasco, pas mal de poivre et une tirade de sauce soja. Oui, je le sentais bien. D’abord, tout ça, même avec le demi-litre de tabasco, ça restait très blanc et sur les spaghettis bruns ça me semblait fade à l’oeil. J’avais l’impression que ces spag-là allaient me faire comme une botte de foin avec un peu de farine d’épeautre. Vous savez le truc pâteux, avec un accent très circonflexe, très gras, très étouffe-chrétien. Je ne me suis pas lancé du premier coup, genre : “allez, j’y vais et si ce n’est pas bon je jette”. Je n’ai pas été appris comme ça! Non, j’y suis allé mollo, un petit peu dans une cuillère pour tester. Eh bien, c’était pas mal. Ça arrondit le goût. Ça lui donne de l’ampleur. Ça rehausse le fumet. Bon pour la couleur c’est toujours botte de foin et son de sarrasin, mais avec un trait de tabasco pour la présentation, ça fera bien assez éclair de génie sur fond de réminiscences.

À table.

Spaghetti complets à la truite fumée

Spaghetti complets à la truite fumée

Crêpe à la louche

Le moins qu’on puisse dire c’est que si la Picardie est le pays de la pluie et du froid, ici là où “mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver”, il fait chaud. Le ciel ne dérougit pas. Le cagnard a les rayons de soleil qui lui glissent sur les plumes et ça tombe dru. Et moi, au fond de mon oeuf, je crois que je vais bientôt éclore.

La roulotte comme incubateur de la pensée

La roulotte comme incubateur de la pensée

Et bien oui, la roulotte on la met comme ça et ça fait un bel oeuf! Un oeuf sans cholestérol! Pas une once de mauvais gras ni dans l’oeuf ni dans le gars. C’est une roulotte musclée! D’ailleurs, cette histoire de cholestérol, une autre grande fumisterie! Les études ont été faites sur des lapins. Des lapins! Des lapins à qui on a donné du saucisson. L’histoire ne dit pas si c’est du saucisson de lapin, mais elle raconte que si on donne des gras animaux à un animal végétarien il se crée dans un nombre majoritaire de cas, plus ou moins la variation de l’étude et l’écart type entre le voisin et la phase de la lune, un éventuel agrégat de corps gras dans ses artères. Moi je vous le dis, ce sont des apprentis et même pas sorciers. Vous vous souvenez des bébés ? Le lait à température du corps, c’était trop simple, même avec un chauffe biberon, ça se faisait bien. Ils te l’ont changé pour “à la température de la pièce”. Vous avez le biberon frileux? À peu de chose près on aurait fini avec les biberons glacés parce que c’est plus facile à conserver. Les femmes qui voulaient allaiter n’avaient plus qu’à dormir dans leur congélateur. On a eu les bébés sur le dos, sur le côté, sur le ventre et on est revenu sur le dos. Mais ça a pris au moins 5 ans. Combien d’enfants ont le nez plat à cause de ça ? Une génération de boxeurs qui n’auront pas peur de se casser le nez.

Le pire c’est quand même le régime néandertalien, Cro-Magnon ou carnivore, quelque soit son nom. Le, soi-disant, docteur D qui a fait une fortune d’une flatulence à un des ses amis qui voulait maigrir: “si tu ne veux pas arrêter la viande, ne mange plus que ça”. Il a acheté son diplôme sur internet ou quoi ?

Mais ce n’est pas tout, on a aussi les oeufs dont il ne faut surtout pas abuser. Le pain blanc dont l’amidon est dangereux. Les pâtes au blé entier qui ont le mauvais goût de ne pas en avoir. Les fromages sans gras… Ici, on a le fromage sans texture, sans odeur, sans goût! C’est le fromage québécois. Pour qu’il serve à quelque chose, ils le vendent en morceaux qui couinent sous la dent. Moi, ce qui me fait rire, ce sont les québécois qui s’extasient: “Oh, il est bon!”. Il n’y a pas une once de goût. Oui “icite”, on compte vraiment en onces. Mais cette once là, elle ne fait pas 27 grammes ou alors c’est 27 grammes pour l’année! Le premier janvier, ils mettent une once de goût et ensuite ils font des tonnes de plastique dans la même cuve. Ils n’ont jamais goûté un Maroilles ou un Vieux Lille. Comme dirait Maman : “on en prend plus avec son nez qu’avec un pelle!”. Vous devez vous dire que j’ai une dent contre le fromage d’ici. Oui! J’ai une dent et pas une dent de lait! Je me suis encore fait avoir, par dépit de ne rien trouver d’autre,j’ai attrapé un paquet marqué “fromage suisse” et je me suis retrouvé avec du mastic. Je vous jure, “made in china” et “fromage québécois”, même combat!

Tout ça pour dire, popotte à la roulotte, aujourd’hui c’était le jour des crêpes. Vous me connaissez, moi je suis du genre cuisine moléculaire. Je compte en milligrammes, en centièmes de secondes et en degrés de précision. Alors les crêpes, c’est du travail d’artiste: une louche de farine, les oeufs qu’il reste, le fond de la boîte de lait, une secousse de bicarbonate de soude pour faire des bulles et on brasse généreusement avec le fouet cassé refilé par la bergère. Ce n’est pas grave, je finis avec les doigts, ça donnera du goût!

À table.

crêpe à la louche

crêpe à la louche

Fruits of the loom

Vous vous dites, cette fois-ci, on espère qu’il ne va pas encore nous parler de pêche. Eh bien non, je vais vous parler de pêche.

Je viens d’en manger une et elle était bonne!

Tout le monde semble s’accorder à dire que les fruits de nos ripailles ne sont pas bénis. Que les fruits ont un goût amer de l’exploitation des peuples, des vergers, des engrais et autres pesticides. Les fruits de cette union ressemblent à une version moderne de la très ancienne colonisation. Puisque l’immonde Chine vous a volé la production des biens matériels basiques, régalez-nous des fruits incestueux de vos déserts et de notre eau. Vous faisiez travailler vos enfants à vil prix, ils font travailler un peuple tout entier pour moins cher encore.

Ils ont bien essayé de nous faire avaler des citrouilles pour les lanternes, chinoises, mais n’ayant pas réussi à forcer la nature à accepter de la sciure de bois, voire de la sciure de mélamine, dans les pommes, ils ont abandonné. Ne vous croyez pas sauvés pour autant. Pour faire diversion, ils ont exporté la culture de leurs fruits confus sur notre sol bien aimé. Les kiwis et autres caramboles, carambouilles je dirais, mangoustan, kumquat, litchi, fruits de la passion, fruits exotiques s’il en est, sont enfantés dans notre glaise. Verdun ne les a pas arrêtés. Ils polluent notre boue de leurs fruits défendus. Mais tout ça, c’est pour cacher les fruits intestinaux du chat. Les fruits tropicaux estampillés “made in France” en caractères chinois, sont une diversion. Ils vous envoient leurs aulx géants gonflés à l’herbicide. Les consommateurs ne le savent pas. Toutes les jolies tresses d’ail de vos gondoles sont mandarines. Ce sont les fruits chevronnés par des mains pékinoises, jaunies sous le harnais. Sous le joug de leur mari, le matin, elles leur arrangent la bobine, et sous le caparaçon, bien plus lourd, de trapus magots magnats, elles vous tissent les condiments.

Pire encore, las d’essayer de nous faire avaler leurs tomates difformes des coups de pied au cul qu’ils distribuent à leurs exclaves, pire que les ex-esclaves. Ils nous les envoient en purée. Purée de nous autres! Une tomate fruit, ça devrait être fait de 100% de tomate. Le hamburger de McDo, c’est 100% du boeuf mais ce n’est pas 100% de la viande. Et bien la purée de tomate, ça n’a même pas besoin d’être 100% de tomates qui n’étaient plus à 100% elles-mêmes. Vos raviolis à la tomate, votre sauce tomate basilique, votre pistou de la mamma, ce ne sont que des ersatz de fruits bridés. On y arrivera! Soleil vert était prophétique! Nous finirons bien par nous bouffer les uns, les autres et je vous le prédis, il sera jaune, le fruit du soleil levant.

Ma pêche à chair blanche, pitié pas à chair jaune, elle était vraiment bonne. Goûteuse, juteuse, ferme sans être dure. Parfaite. J’en avais acheté quatre. Et c’est ça le problème. On en achète que quatre de peur qu’elles soient passables ou pire. Si elles sont bonnes, ce n’est pas la peine de courir en rechercher, ce ne sont déjà plus les mêmes. Mais non, je galèje, c’est le fruit de mon imagination débordée, les fruits vénéneux de multiples désillusions, les fruits amers de bouchées aléatoires, les fruits véreux d’orbes gâtés. On en trouve de bons fruits! Par exemple, de février à fin mars, il faut prendre les oranges navel, de début mars à mi-avril ce sont les jaffa, les meilleures. Les pommes Galas sont à leur summum de novembre à janvier. En juillet, le gros raisin blanc est succulent. Les poires ont du mal à mûrir, mais les Comices, pas agricoles celles-là, ne sont pas mal en octobre et les passe-crassanes en janvier.

Vous ne savez pas? Je vais faire une application pour iPhone qui va traquer les bonnes périodes. Chacun pourra dire: j’ai acheté des poires d’Anjou, des abricots d’Espagne ou du Mexique, les mangues du Brésil ou les ananas du Surinam aujourd’hui et ils sont bons! Oubliez les oranges à jus desséchées. Laissez moisir les fraises pleines d’eau.

Ce sera la révolution. Thermidor après Pluviôse. Messidor est venu, ce sont les beaux jours de Fructidor.

Achetez des fruits! Recommandez des fruits! Partagez le fruit de vos réflexions sur les fruits de vos étals! Tissez la toile des amateurs de fruits!

À table!

Je voulais vous parler de mon cerisier mais j'ai oublié...

Je voulais vous parler de mon cerisier mais j’ai oublié…

PS bon allez je vous le dis: “loom” veut dire “métier à tisser”. Donc métier à tisser et toile, toile et internet, vous voyez le chemin tortueux, les fruits du hazard des palpitations de mon cerveau débridé (sic). Et d’ailleurs, si vous vous souvenez, c’était une grande marque de vêtements et de sous-vêtements très confortables dont le logo était une coupe de fruits!

PPS alors j’ai utilisé le mot “fruit”, combien de fois? je n’ai pas peur des répétitions! 29 fois… et un petit “fruit” pour faire trente

Le poireau du père l’ascèse

Vous savez ce qu’ils appellent “sacrifices” en anglais, plus exactement, en football américain, c’est un exercice stupide où on court de la ligne des buts vers la ligne des 10 m, on revient, on retourne vers la ligne des 20 m, etc. En fait, ce sont des yards, mais il n’y a pas trop de différence.

Eh bien, j’ai un peu l’impression que ce que je viens de faire. Une petite course à droite, une petite course à gauche, un pas vers le frigo, une galopade vers l’autre frigo, un sprint dans la roulotte pour trouver le plat que j’ai acheté, mais que bien sûr je ne trouve plus alors qu’il est juste sous mon nez. Une esquive vers l’ordi pour connaître le poids en gramme d’une “tasse” de farine.

Et oui, je n’ai pas de balance, je n’ai pas de robot, je n’ai pas de rouleau, je n’ai pas chamalow. C’est la popote, vous vous souvenez?

Donc une tasse de farine… Vous savez qu’ils mesurent tout en tasse, les américains et par conséquent les canadiens et donc les québécois… Comment on peut peser de la farine avec une tasse? Et de la farine ça peut aller, on met une tasse de farine, une demi-tasse de crème, un quart de tasse d’oeuf, un seizième de tasse de levure, une quarante-douzième de tasse de sel et on fait des crêpes, pardon des pancakes. Mais au hasard, pour la salade César, c’est le bazar! Une tasse de salade, tassée ou pas tassée? Ce n’est pas comme les oeufs, la salade tassée, c’est plus cher. Une demi-tasse de croûtons. Ça c’est comme le stère de bois qui réduit si on coupe les bûches en deux. Si les croûtons sont petits, il y en a plus, parce qu’il y a moins d’air dans la tasse. Elle ne manque pas d’air la recette. Un seizième de tasse de cholestérol. Une tasse à coudre de colorant. Oui la salade, elle est toute blanche, on dirait des endives, mais sans le goût. Et voilà une bonne recette bien bâclée que vous pourriez manger dans Monument Valley au restaurant de John Wayne du temps des vrais bons petits westerns. Nous y sommes allés, avec la Grande, et la tasse il ne devait pas connaître! Eux c’était au seau et ça avait autant de goût que le plastique mou que les québécois appellent du fromage. Et comme si cela ne suffisait pas, tout ce qu’il y avait à boire c’était de la bière insipide et sans alcool pour ne pas finir de détruire le foie des indiens environnants. Vous savez, comme dans le désert, vous voyez que du sable et si vous faites trois pas, il y a un bédouin qui essaie de vous refiler de la camelote “made in china”. Et bien , là c’est pareil, vous faites trois pas dans le désert de l’Arizona, (ça le fait non?) et de derrière un buisson sort un emplumé qui essaie de vous vendre un “dream catcher”, made in Taïwan.

Où j’en étais? Je perds le fil parce que je cours me resservir, c’est bon!

Ah oui, donc aujourd’hui c’était opération de salut publique: j’ai «ramené» deux poireaux de Montréal! Heureusement, les poireaux c’est de la famille des oignons, on enlève une couche ou deux et il est comme neuf.

Honnêtement, j’ai tergiversé et même j’ai procrastiné et dûment atermoyé pour au moins deux épaisseurs de poireau. J’avais peur!

J’ai regardé les balances. J’ai regardé les plats. J’ai regardé les ustensiles qui me semblaient utiles ou tout du moins nécessaires. Sans en trouver à mon goût ou à ma bourse! Il ne faut pas pousser non plus. Autant la quiche du jeudi est maintenant une tradition établie, autant ici, à la roulotte, il n’y a d’habitude ni de convention. Donc il me fallait me lancer malgré toutes les interrogations. Ce qui ne prend que quelques minutes au robot, est-il encore possible de le faire manuellement. Je vous rappelle les jeux olympiques de la carotte auxquels je n’ai résisté que grâce à ma dernière année d’entraînement intensif. Le four a-t-il la capacité à cuire un tel plat. Comment mesurer la farine?

Bon aller tant pis, j’y vais, la prochaine fois, ce sera plus facile.

Mon ordi me dit, en américain, qu’une “cup” c’est 125 grammes américains de farine américaine tous usages américains ou pas. Je le crois. J’en mets une et demie. Ensuite une tranche de beurre, zut, elle part un peu en sucette. Pas grave ce sera moins gras. Je la coupe en dés et maintenant, il suffit de faire du sable. J’y vais. Oups, j’ai oublié le sel. Un peu de sel, à la tasse, j’ai les mains poisseuses. Ça y est, il y a de la farine partout, sur la porte, sur la salière, sur l’évier, par terre. Heureusement, ce n’est pas grand.

Pour finir,ce n’est pas si mal.Ça se fait bien. Ensuite un peu d’eau froide. Je pétris. Je pétris. Et j’obtiens une belle boule. J’aurais pu mettre un peu plus d’eau. Faire revenir les poireaux,ça,a c’est facile. Allumer le four! Ah oui, la première année, je n’ai jamais réussi à l’allumer. Il m’a fallu deux ans. Sans blague. La veilleuse, ça va, mais c’est le brûleur. Pour moi, on poussait le bouton et “flushhhhh”, le brûleur s’enflammait! Et là rien à faire. J’attendais. J’attendais, mais plus j’attendais et plus je serrai les fesses. Je me disais ça va faire un grand “flushhhhh” et je vais me retrouver sans moustache, sans un poil, à poil peut-être, rôti, grillé, flambé! Et puis non, ça fait “pshittttt” comme un pétard mouillé et ça s’allume gentiment.

Et voilà le sacrifice qui arrive. J’ai bien couru de-ci de-là ,cahin-caha, mais il me reste une dernière longueur à faire! Obligé. Je dis bien “obligé” d’aller au dépanneur, acheter une bouteille de vin pour en faire un rouleau à pâtisserie manchot. Le dernier sacrifice! Abandonner une vie d’ascèse pour ne pas perdre deux poireaux!

Bon aller, le reste, pim pam poum, c’est trop facile.

À table!

popote à la roulotte: quiche aux poireaux

popote à la roulotte: quiche aux poireaux

Je vous mets une deuxième photo pour bien vous montrer le super-four !

popote à la roulotte: quiche aux poireaux à l'entrée du four

popote à la roulotte: quiche aux poireaux à l’entrée du four

La taille et la gamelle

Popote à la roulotte, c’est bien joli, mais là je ne sais pas quoi faire. Ça déborde, J’ai beau essayer dans tous les sens il n’y a rien à faire, ça ne tient pas. Je ne suis pas sûr que ce soit de la faute à la roulotte… Quoique j’ai vu une belle Airstream d’au moins 120 pieds, rutilante des pieds à la tête ou plutôt des roues à la climatisation, qui passait par là et, franchement, elle avait de la gueule. Il paraît que les Japonais en sont friands! Moi je crois que c’est parce qu’ils rêvent d’être Jonas dans un poisson-lune et comme le poisson, c’est leur raison de vivre, ça doit les faire rêver. En tout cas moi la belle grande roulotte toute neuve je suis preneur. Mais non, je l’aime ma vieille petite roulotte de 79. Vous vous rendez compte, elle à l’âge du Christ. Enfin si elle devait être crucifiée, elle aurait le bon âge. C’est pour ça je ne vais certainement pas la jeter en pâture à un japonnais de passage. Il a déjà le poney, avec la roulotte, il se fait expulser Illico. Oui il s’appelle Illico Nagazaki.

D’ailleurs, c’est une grande question existentielle: si je construis un chalet, qu’est-ce que je fais de ma roulotte bien aimée? Je lui construis une cloche en verre, il va falloir que je souffle fort! Je la revends? J’entends déjà La Grande dire : “take le cash” (“prends l’oseille” en patois groenlandais). Elle va me dire : “tu t’attaches à des choses matérielles sans importance…”. Pas du tout, c’est l’immatériel dont il est question! La grande aventure. L’autonomie estivale. La pêche à portée de main, de pieds et de canne. Les départs au petit matin. Mes cinq(uante) ans. La construction de la terrasse. Des poissons en veux-tu en voilà!

Ah oui, c’était ça l’histoire. Donc 53cm dans 30, c’est sûr que je n’y arriverai pas. Je suis trop bon pêcheur ou trop mauvais cuisinier. Il va falloir que je me mette à la pêche au  caplan, à la sardine, me remette à l’épinoche de ma jeunesse, voire à la moule, l’huître, le bulot ou pire l’ascidie.

Dites-le-moi vous qui êtes si malin, qu’est-ce que je fais de ça?

Truite de la Ste-Marguerite 53cm

Truite de la Ste-Marguerite 53cm

 

Même le filet ne tient pas dans la poêle.

filet de Truite de la Ste-Marguerite 53cm

filet de Truite de la Ste-Marguerite 53cm

 

Donc il ne me reste qu’une solution fumer ma belle truite en quatre morceaux parce que là aussi le fumoir est trop petit.

Truite fumée à l'érable

Truite fumée à l’érable et à la maison

 
À table!

Délices d’Obama

Aujourd’hui, repas à la mode de chez nous. Chez nous-chez nous. Un truc d’ici, quoi. Un machin bien américain. Bien que tout compte fait, le plus américain de tous, c’est censé être Obama, n’est-ce pas? Et je ne suis pas sûr qu’il en mange, Obama. À mon avis, s’il est obligé, il en mange, mais du bout du râtelier. Il ne peut pas dire qu’il travaille pour les pauvres, pour leur assurer une meilleure vie, la sécurité sociale et ne pas en manger. De toute façon, la distinction, ils ne savent pas ce que c’est. Ils mangent une main sous la table. Ils tiennent la fourchette comme une fourche et depuis qu’on leur a dit que fourchette ça venait de «forchetta», la petite fourche, ils ne voient pas où est le problème. Ils t’empoignent ça à bras le corps et allez hop on prend la bouffe comme du charbon dans une trémie et on l’enfourne à la volée comme un chauffeur de locomotive.

En attendant, vous savez pourquoi on doit poser la fourchette les dents en bas? Oui, moi aussi je croyais que c’était pour ne pas avoir l’air agressif. Et que les Anglais qui font le contraire, c’était par esprit de contradiction ou par ce qu’ils sont belliqueux. On bien, par ce que ça évite de se piquer la fourchette dans les fesses quand on s’assoit négligemment sur son assiette pour faire la conversation. Ou bien pour que cela ne fasse pas paratonnerre les jours d’orage. Non, sans mentir, je pensais que c’était pour ne pas qu’il fasse râteau et que la fourchette bascule si on marche dessus. Eh bien, pas du tout, c’est que les orfèvres français gravaient les armoiries du client sur le manche à l’extérieur et les orfèvres anglais sur le manche à l’intérieur. Maintenant, il faudrait se demander pourquoi les orfèvres français gravaient les armoiries à l’extérieur. Peut-être qu’ils pensaient que cela ferait belliqueux d’être anglais ou que le râteau sert de paratonnerre…

Donc Obama, est-ce qu’il prend une fourchette ? Non, à mon avis, s’il est vraiment obligé, il fait comme à la maison, il attrape ça à deux mains, il tartine de beurre, il met du sel et il croque dans son maïs comme tout un chacun. Il grignote en tournant. Il chuinte que c’est chaud. Et quand il a fini, il se dépêche de reprendre ses conversations de la plus haute importance, ultra-secrètes, et tout, et tout.

Moi aussi, j’ai des conversations ultra-secrètes avec moi-même. Comme vous le voyez, je ne manque pas de sujets de conversation (comme dirait La Petite en espagnol : “viva la conversacion!” en diphtonguant le «ion», celui là et d’autres), ni de sujets de réflexions profondes, cela va de soit.

Dans ma recherche du légume pour combler la moitié du menu “fire”, j’ai un peu tout essayé, mais pour l’instant le brocoli reste en tête. Le maïs, ce n’est pas mal non plus, mais c’est l’artichaut américain quand même, il y en presque plus dans ton assiette à la fin qu’au début. Et puis on se brûle les doigts aussi. Ou alors il faut prendre une fourchette…

Bon aller on lâche pas, ou bien le maïs il se retrouve sur les genoux. Maïs, blé d’Inde, blé des Indiens, panicée panicoïdée poacée monocotylédone, quelque soit son nom, on le met dans l’eau bouillante 7 minutes et on le mange chaud, très chaud.

À table!

Maïs dans l'eau bouillante

Maïs dans l’eau bouillante

Pain de l’Olympe

Il faut que je vous raconte la boulangerie de Tadoussac.Le meilleur pain que j’ai mangé de toute ma vie. Je ne sais si c’est comme la pastèque, mais c’est le meilleur pain, point!

Vous ne connaissez pas l’effet de la pastèque? La pastèque c’est bon en vacances et en vacances seulement. Quand vous rentrez à la maison, la pastèque c’est plein d’eau, c’est plein de pépins, ça n’a pas de goût, ça coule partout, en deux mots comme en cent, c’est bof. Mais alors en vacances, la pastèque, c’est le nirvana. Ça doit être une question de pression atmosphérique, ou de latitude, ou de l’attitude, ou d’altitude, en tout cas, c’est vachement bon la pastèque, mais en vacances seulement.
Donc le pain de Tadou, c’est vachement bon. Il est frais, il est moelleux, il est goûteux, je dirais même plus, il est gouleyant. À Saint-Fulgence, sur la route de Chicoutimi, ils font du bon pain aussi, mais ce n’est pas la même chose. On sent que, même si c’est une petite boulangerie, aussi, ils font du pain commercial. Ils font du pain qui va plaire, plein de je ne sais pas quoi qui plaît, mais qui ne doit pas être bon pour le régime. Il est super moelleux, mais ça sent le factice. Il se dissout sous la dent. Le pain de Tadou, lui, il fond sur la langue. Il s’évapore dans une explosion de sensations gustatives inédites. Il fleure bon la nature, le naturel, la terre nourricière, le pain béni!

On disait, on chuchotait plutôt : « ce sont des boulangères ». Non pas les femmes de boulangers, mais des boulangères qui font le pain.

Donc ces mythiques boulangères faisaient le pain avec des graines choisies parmi les meilleures de la région. C’est ce qu’il se disait en tout cas. Les plus pures des valons avoisinants, les plus charnues que la terre de Québec avait pu nourrir. Comme la légende était belle. Comme l’idée du pain était pure. Comme le pain était bon. La légende rejoignant la réalité. Que demander de plus ?

Mais j’avais eu un premier choc, avant hier, alors qu’ayant toujours été accueilli par de joyeuses créatures pleinement féminines, un jeune éphèbe souriant m’avait servi. J’avais essayé de voir par dessus le comptoir si ces jambes ne se terminaient pas en sabots, satyre introduit dans le jardin d’Éden.

Tombant de Charybde en Scylla, ce matin la boutique en était pleine… Une armée de boulangers! Une armée de deux mais une armée quand même, à eux deux ils remplissaient la boutique! Cette fois pas de doute, des vrais hommes, des mitrons ou des gindres, je ne sais pas, mais en tout cas ils avaient du poil au menton et pour une boulangère cela ne se porte pas très bien. Comme dirait Hugo, ce fut ma Tristesse d’Olympio : ” Que peu de temps suffit pour changer toutes choses !”

Alors est-ce que le pain, que je n’ai osé, de toute la journée, sortir de sa gangue de papier, a gardé toute sa fabuleuse saveur ou bien est-ce que la pastèque vient de me rattraper? Le pain des boulangères n’était-il qu’une vacance de mon âme esseulée? Les boulangers ont-ils tué la boule aux grains d’or.

Bon, de toute façon , je l’ai payé alors je vais le manger.

À Table!

 

Râpa, Râpam, Râpae

Les carottes râpées c’est un peu râpé sauf pour les amateurs de cuisine végétarienne sur le Quai de la Rapée. Je me souviens que je rapais les carottes dans la cuisine avec un mouli-machin.

moulin à carottes

moulin à carottes

Je n’arrive pas à trouver le nom de l’engin de l’époque, on devait appeler ça, la rape à carotte ou la rape à fromage. Nous avions un autre accessoire pour râper le fromage en petite quantité, mais celui-là, c’était celui des carottes.
Il ressemblait à ça.

Il fallait déplier les pieds et appuyer fermement pour que le moulin reste au-dessus de l’assiette. Au bout du compte, ça se barrait toujours et l’assiette glissait, c’était de la haute voltige et les pieds en caoutchouc étaient aussi glissants que des sabots sur des pavés. Les trognons de carottes glissaient du réservoir, dès qu’ils avaient l’épaisseur minimale. J’essayais de les coincer sous d’autres pour les “finir” mais je n’avais pas assez de prise et le manche me semblait ne pas descendre à fond. C’était fait dans un drôle de métal ternasse, aujourd’hui ils t’auraient fait ça en acier inoxydable rutilant mais là non, un espèce de vieux métal moche pas engageant.

Après ils ont fait la même chose, mais en plastique et puis maintenant ils en font qui ne ressemble plus du tout à ça. Le temps du passe-vite est révolu, et pourtant il paraît que c’est la meilleure façon de faire un velouté. Tout est devenu électrique, la râpe à fromage, le mixeur à soupe, l’ouvre-boîte (ça, j’ai toujours résisté, il ne faut pas pousser non plus), la brosse à dents électrique (j’en rêve) et finalement, le robot multifonctions. Eh oui le robot, il fait tout, mais il ne sort pas la poubelle. Il fait la purée et la compote, il hache, menue, la viande, il mélange la farce, il râpe les carottes aussi, mais c’est plus long à laver qu’à râper alors on ne rape plus. Râpé le râpage à la râpe robotisé. Et je ne vous parle pas du tapage du râpage! Avec du fromage, ça va: “vreueueueueueueueueeu” mais avec des carottes : “tagada ploum vreu vreu vreueueueu tagada”. C’est que c’est dur les carottes. Ça résiste! Ça n’est pas pour rien qu’ils avaient choisi la petite phrase ” les carottes sont cuites”, les résistants. Ils savaient ce qu’ils disaient!

Mais à la roulotte, foin des artifices électrifiants, il faut tout faire à la main. Alors, je me suis demandé s’ils faisaient des carottes râpées en 1900 ? Quand est-ce qu’ils ont commencé ? Est-ce qu’il a fallu attendre le concours Lépine pour qu’un malin invente quelque chose de plus efficace que la râpe à bras.

râpe à main

râpe à main

Oui “à bras”! Parce que c’est sportif de raper une demi-livre de carottes fraîches sur une petite râpe comme celle-là. Une carotte contre une râpe, ça ne dure pas. La surface de friction, elle est toute petite. Il faut aller et venir à toute vitesse. Pour les plus géomètres, il y a l’attaque en biseau. Tu tiens la carotte de biais et ça rallonge la course. Mais ça ne dure pas. Au bout du compte, le plus dur, c’est quand même de tenir la carotte. Tu la tiens bien serrée et tes doigts sentent la râpe qui se rapproche. Tu sens les dents qui vont t’arracher la peau. Entamer la chair. Il y a le canard au sang et les carottes sanguinolentes. Pouah!

Donc on devait râper du fromage, du parmesan.Ah parlez-moi de râper du parmesan! Tu prends un gros morceau et tu as toute la surface à râper, c’est efficace. En plus il y a une bonne croûte qui va te protéger les empreintes digitales. Et le nec plus ultra, c’est que du parmesan, ça se gratte. Tu t’en fous de la longueur des râpures. Au contraire, il faut des miettes, de la poudre, de la poussière, les copeaux, tu les fais à part. Les carottes, c’est plus sérieux. Il faut qu’on reconnaisse les fibres, tu ne peux pas arriver avec un magma sans forme, de la sciure de carotte, à une lettre près ça deviendrait scabreux. Des carottes râpées, ça se respecte.

Alors, vous croyez qu’ils faisaient du céleri rémoulade, nos ancêtres les Gaulois?

Pour la recette, rien de plus simple, des carottes, de l’huile de coude, de la sueur balsamique et sans oublier une pointe de tabasco d’effroi!

À table!

 

Dinde au marron

Eh bien non je n’ai pas fait de faute, vous en déplaise!

Moi j’ai décidé que le marron serait la couleur et pas le fruit.

Je vais commencer une petite série: «Popotte à la roulotte» et ce sera ma première recette.

Tout d’abord les ustensiles: une roulotte, bien sûr, une poêle, une casserole, une fourchette et un couteau.

Ensuite les ingrédients: une poitrine de dinde, des brocolis, du beurre ( une noisette! ), de la sauce soya et, je vous laisse deviner, du tabasco!

Enfin les intentions: aujourd’hui c’est “fire”, moitié viande maigre, moitié légumes.

C’est le nouveau régime, en trois étapes:

  • fire (feu) pour tous les jours
  • fuel (carburant) pour les jours où je m’entraîne
  • free (libre) pour les jours où j’ai envie d’autre chose, une fois par semaine et même moins.

La vérité c’est que j’essaie de faire de la cuisine élaborée avec le minimum de tout, mais beaucoup d’intensité. De la cuisine intense en quelque sorte.

Hier, je regardais un pêcheur, il pêchait mollement. Sur la route, il y avait deux petits Français à vélo, reconnaissables au drapeau qu’ils arboraient fièrement, ils pédalaient mou! Bon, il pleuvait un peu, une petite bruine de Bretagne, bienvenue après plusieurs jours de canicule, mais quand même, ils moulinaient lâche. En ville, c’est pareil. Ils sont sur la piste cyclable et va que je te pousse. Moi mon cri de guerre, c’est “Pedal damn it” (pédale bon dieu). Ce n’est pas de moi, c’est le slogan d’une marque de vélo, mais j’aime bien. Au gym aussi, ils sont là en roue libre. C’est sûr, ils ne vont pas aller bien loin sur leur vélo stationnaire, mais quand même. Allez-y. Pédalez. Arrêter de lire votre foutu journal. Autant prendre le bus dans ce cas là. Vous vous ferez brasser la carcasse tout autant et ce sera plus confortable.

Eh bien pour la cuisine, c’est pareil. Moi ce que je cherche c’est le goût. Même le goût des brocolis nature juste blanchis, ça me va. Avec une pointe de tabasco c’est mieux. Mais le truc c’est ça: une cuisine qui a du goût. Une cuisine qui croque.

Avec le poulet c’est mieux, mais la dinde était en spécial! Donc c’est très simple:

coupez le poulet en gros cubes,

mettez une noisette de beurre (n’oubliez pas c’est fire aujourd’hui) dans la poêle,

à feu vif,faitess dorer le poulet sur une face,

avant de le retourner arroser allègrement de Tabasco

retourner le poulet

avant qu’il ne soit complètement doré, ajouter une bonne cuillère à soupe de sauce soya

baissez le feu et laissez griller

C’est tout noir, mais ce n’est pas cajun. La sauce soya va faire une mince croûte autour du poulet qui va être fondant au milieu. Un pur régal.

Pendant ce temps-là, vous avez fait chauffer l’eau, mis les brocolis dedans et tout est prêt en même temps.

À table

dinde et brocolis , assiette vide

Aujourd'hui, je n’ai pas eu le temps de prendre la photo, j'avais trop faim!