Tacots

C’était la semaine des tacots: le voisin qui ne démarre pas, le char du soleil levant qui n’a plus de batterie.

Alors, aujourd’hui c’est “tacos”. On se réchauffe comme on peut: Es Mexico!

Rien de bien compliqué: du boeuf AAAA des grandes plaines canadiennes ( si vous voyez ce que je veux dire! ), des épices ad hoc, des coquilles de farine de maïs et de la salade pour mettre une touche de verdure.

Je me suis bien un peu brulé les doigts en remplissant les coquilles mais je n’ai pas eu besoin de me mettre à plat ventre sous la cuisinière pour rattraper le bouchon de la salsa!

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Trop peu, trop doux

Je l’avais dit après un petit galop d’essai, je m’y suis remis, mais cette fois-ci en grand !

Tout comme à la Taqueria, le restaurant mexicain de la rue St-Laurent.

Donc il fallait :

  • le guacamole, la purée d’avocat
  • les nachos, les chips de maïs
  • les tortillas, les crêpes de maïs
  • les burritos au poulet
  • et, surtout, les haricots noirs

J’ai commencé par faire revenir des oignons. Pas de cuisine sans oignon ou alors par un effort de volonté, une décision murement réfléchie, un accord unanime ! Chez nous, on commence par les oignons.

Pendant ce temps-là, j’ai découpé les poivrons et j’ai entamé le guacamole : un autre oignon, deux avocats et un citron vert. Épluchez l’oignon, émincer l’oignon, vider les avocats, mélanger, écraser et citronner. Jusque-là, tout va bien. Ensuite, il faut ajouter le goût. Un peu de cumin, ce n’est pas une quiche je peux y aller. Un peu de sel, mais pas trop. Et, bien sûr, le Tabasco ! Eh, Viva Mexico ! El Tabasco ! Cette fois pas besoin d’alibi, même si le Tabasco n’est pas vraiment mexicain, il en faut ! Allez hop trois belles giclées ! Encore une, pour le goût. Allez … Non … Si … Oh non je ne peux pas, la grande a déjà la langue assez acerbe, sans l’enflammer plus encore ! En mettre plus pourrait la rendre grinçante, non elle l’est déjà, acide, non plus, acrimonieuse, c’est déjà fait, fielleuse, sardonique, vitriolique qui sait « intraitable » ! Non je rigole, elle n’est pas comme ça, la grande, juste un peu directe ? Bon, toujours est-il que je retiens ma main et que je m’arrête avant de contaminer le guacamole.

Pendant ce temps-là, mes oignons ont blondi comme les blés au soleil d’été… Désolé, je n’ai pas pu m’empêcher ! Le soleil d’été, on en rêve ! Bon donc j’ajoute les poivrons, puis le poulet. J’aimerais bien savoir comment ils le coupent leur poulet. J’ai essayé de le couper fin, mais tout ce que j’ai obtenu ce sont des lamelles larges. La poitrine est assez épaisse, et je me si je devrais la couper dans l’épaisseur avant. Maintenant, assaisonnement. Pareil ! Je mets un peu de piment, un peu de cumin, un peu de Tabasco, mais pas trop ! Cette fois-ci j’ai même séparé la viande dans deux poêles pour faire une portion oignons-poulet (comprendre sans poivron) pour la petite. Mais cela n’empêche, là aussi, je me retiens. Pas trop pour n’agresser la langue de personne.

Enfin, j’ouvre la boîte de haricots noirs et je les mets à chauffer. Ils ont la bonne couleur, ils ont la bonne texture, mais ils me paraissent un peu gros.

Finalement, les haricots sont trop salés, le guacamole a la bonne couleur, la bonne saveur, mais n’est pas assez épicé et les burritos sont un peu trop doux.

La prochaine fois, je prévois un extincteur ou un bâillon et je double, je triple les doses !

À table !