Tarte au citron meringuée, croûte aux biscuits Graham

Ingrédients


Ingrédients

Pour la croûte
250 ml (1 t.) de chapelure de biscuits Graham
30 ml (2 c. à soupe) de sucre
45 ml (3 c. à soupe) de beurre, fondu
Pour la garniture au citron
330 ml (1 1/3 t.) d’eau
15 ml (1 c. à soupe) de zestes de citron
125 ml (1/2 t.) de sucre
60 ml (1/4 t.) de fécule de maïs
2 jaunes d’oeufs
45 ml (3 c. à soupe) de jus de citron
Pour la meringue italienne
125 ml (1/2 t.) de sucre
30 ml (2 c. à soupe) d’eau
2 blancs d’oeufs

Préparation

  • Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).
  • Dans un bol, mélanger les ingrédients de la croûte. Répartir dans une assiette à tarte de 20 cm (8 po) et presser légèrement.
  • Cuire 8 minutes, jusqu’à ce que la croûte soit légèrement dorée. Retirer du four et laisser tiédir.
  • Préparer la garniture au citron en mélangeant l’eau avec les zestes et le sucre dans une casserole. Porter à ébullition. Retirer du feu et réserver.
  • Dans un bol, fouetter la fécule avec les jaunes d’oeufs et le jus de citron. Filtrer afin d’obtenir une préparation homogène.
  • Verser l’eau sucrée sur la préparation de jaunes d’oeufs et bien fouetter. Remettre dans la casserole et cuire 2 minutes à feu moyen-vif en fouettant constamment, jusqu’à épaississement. Verser dans la croûte.
  • Préparer la meringue en mélangeant le sucre et l’eau dans une casserole. Chauffer à feu vif jusqu’à ce que la température atteigne 116 °C (240 °F) sur un thermomètre à cuisson. Retirer du feu.
  • À l’aide du batteur électrique, fouetter les blancs d’oeufs jusqu’à l’obtention de pics mous. Verser le sirop en filet et continuer à mélanger au batteur jusqu’à l’obtention de pics fermes.
  • Répartir sur la garniture au citron. Passer environ 2 minutes sous le gril préchauffé du four, jusqu’à ce que la meringue dore.

Chouquettes

  • 0.25 l d’eau
  • 0.5 cuillère à café de Sel
  • 1 cuillère à soupe de sucre en poudre
  • 80 g de beurre
  • 125 g de farine
  • 4  oeufs
  • sucre perlé (ou casson)
  1. Etape 1

    Faire chauffer dans une casserole l’eau avec le sel, le sucreen poudre et le beurre. Quand ce dernier est fondu, verser d’un coup la farine et mélanger vigoureusement avec une cuillère en bois sur feux doux jusqu’à ce que la pâte se détache des parois de la casserole.

  2. Etape 2

    Hors du feu, incorporer un œuf et mélanger jusqu’à complète absorption de celui-ci par la pâte. Procéder de la même manière pour les trois autres œufs. Préchauffer votre four à 200°C.

  3. Etape 3

    Déposer sur une plaque ou un lèche-frite recouvert de papier sulfurisé des cuillerées à café de pâte espacées de deux à trois centimètres puis disposer sur chaque quelques cristaux de sucre.

  4. Etape 4

    Mettre au four à mi-hauteur pendant 15 minutes puis baisser le thermostat jusqu’à 175°C et laisser encore cuire 15 autres minutes (étape essentielle pour faire sécher les chouquettes et éviter qu’elles ne ramollissent à la sortie du four).

Gâteau d’anniversaire

J’ai eu une commande: pour l’anni: un fraisier.

Il est vrai que malgré la météo, on a vu apparaître de belles fraises. Malheureusement, si elles sentent bon, je ne suis pas impressionné par leur texture.

Mais bon, pour faire plaisir!

Le résultat est très calorique, très appétissant, super bon, mais la crème est trop molle pour une tenue style boulanger; j’ajouterai bien un peu de gélatine ou d’agar-agar la prochaine fois.

>>> recettefraisier fraisier fraisier

Pain aux bananes

“On devrait faire un pain aux bananes…”

Quand ça commence comme ça, c’est qu’il va falloir que je me mette aux fourneaux.

Mais cela ne suffit pas, elle a une idée derrière la tête. Normalement, cela veut dire qu’il faut que je fouille dans le petit livre rouge qui renferme la sagesse culinaire de la maison et Mao n’y ait pour rien. Invariablement, il faut que je le feuillette au moins deux fois pour y trouver une éventuelle recette de flan qui, bien sûr, est titré “tarte aux pruneaux”, à la main, à la va-vite et à la va-comme-je-te-pousse. Cette fois, encore, mes recherches sont infructueuses et je dois aller penaud lui demander d’extraire la substantifique recette de l’agglomérat de papier. Au bout de quelques secondes, elle me sort, fièrement, une feuille de papier pliée en deux qui était coincée entre la couverture et la page de garde avec quelques centaines d’autres documents allant de l’emballage de gâteaux italiens introuvables à des coupures de journaux découpées artistiquement, des feuillets de carnets à spirales perdant autant leurs franges que La Petite perd ses cheveux dans la salle de bain, ainsi que, sans plus d’égard, quelques encycliques de sa chère Belle-Mère lui offrant les meilleures recettes héréditaires.

Ce recette là est en québécois. Le Canada étant une république de bananes, comme Richard le répète à l’envi, et le pain aux bananes, comme le muffin quand il n’est pas aux carottes, le poulet, le poisson et bien sûr le “split”, tout est aux bananes. Donc ça parle de tasses, de cuillères de table, de poudre à pâte et bien sûr de banane.

Comme je suis un bon petit soldat, je suis la recette, je suis la farine, je suis le sucre, je suis l’oeuf, je me mélange, j’absorbe la banane et je vais me faire bronzer au four.

Le résultat est pas mal du tout … à part le goût de banane!

>>>> recette

pain aux bananes

 

pain aux bananes recette

Pour le plaisir des yeux

Notre coeur a cessé de battre pendant dix jours mais elle est revenue, il fallait fêter ça!

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Toujours plus

La pensée m’a traversé l’esprit : on peut toujours mettre plus de pommes dans une tarte aux pommes.

J’avais épluché quatre pommes et je me demandais si cela serait suffisant pour couvrir toute la tarte. Mais si on fait les tranches plus grosses et qu’on les tasse plus serrées, il faut plus de pommes, n’est-ce pas ?

Alors c’est quoi le bon ratio ?

Si on met plus de pommes, est-ce qu’il faut faire cuire plus longtemps ?

Ça aussi c’est une question qui me préoccupe : quand je fais de la compote, c’est quoi le temps idéal de cuisson ? Habituellement, j’attends que toutes les pommes soit devenues purée, mais si j’arrêtais avant est-ce que je conserverais plus de vitamines ou est-ce que le goût serait plus acide ?

Peut-être que c’est ça l’art de la cuisine : savoir quand il faut mettre plus de pommes ou arrêter la cuisson au bon moment.

En tout cas, les nanas, elles ont besoin de manger des fruits, alors comme on dit chez nous, je vais « beurrer épais »!

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Moitié-ci, Moitié-ça

J’aurai pu appeler ça Mi-Mi mais le nom était déjà pris.

Vous savez comme j’aime essayer de nouvelles combinaisons. Bien sûr, de temps en temps, cela ne donne rien de bon, mais, parfois, cela ajoute une nuance intéressante.

Nous avions délaissé les pâtes aux oeufs pour les pâtes au blé entier pour des raisons diététiques, mais les très fameuses quiches des jours de gym n’avaient pas encore évolué dans cette direction. À quoi bon dépenser quelques calories si c’est pour les regagner aussitôt. Ce soir, je voulais, aussi, faire un dessert, alors la Sainte Trinité: céréales, amidon et insuline, nous aurait précipité dans le tiers état et même le tiers payant.

Donc quiche aux poireaux rustique. J’ai mis 70 % de farine de sarrasin pour faire la pâte que je voulais fine et goûteuse. Soixante-dix pour cent parce que c’est la valeur idéale pour obtenir une pâte lisse et que l’on peut étaler facilement. Je fais un petit sable beurre-farine au robot, je mouille et je le finis à la main sur le plan de travail. Le poireau aussi, je lui fais le coup du moitié-moitié! Moitié poireau, moitié oignon! L’appareil: moitié crème, moitié oeuf et même les oeufs: moitié blanc, moitié jaune!

Voilà pour la moitié salée, et la moitié sucrée, pas au sarrasin quand même, j’attrape Durandal et je sabre!

Roncevaux, c’est le frigo! Il y a une révolte antiyaourt qui gronde à sa porte. Toutes les raisons sont bonnes pour ne pas se résigner à en manger. Le meilleur alibi, c’est la compote, mais, même sans, il a toujours une bonne raison pour ne pas y couper. Alors ce soir, je fais du flan. Du flan à Mamie, du flan plein de bonnes choses: du lait, des oeufs et du rhum! Et même si on les a repoussés, les sarrasins nous ont laissé leur maïs et les gitanes. Alors la pâte du flan sera moitié-moitié, à 70 % de maïs!

Cela n’empêche c’est encore des céréales, la prochaine fois ce sera moitié-moitié quinoa

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C’est pas du flan

À force, j’avais fini par l’appeler “Madame Les Pieds sous La Table”, ce n’est pas un nom à particule, mais ça y ressemble.

Mais il va falloir que je change pour “Madame J’Ai Des Exigences”.

Il fut un temps où elle susurrait: “j’aimerai”, “on pourrait peut-être…”, “ce serait bien si, ce soir,…”, “c’est quand le retour du moelleux…”, “un jour, tu referas…”. Maintenant, elle a des exigences, déguisées, mais des exigences quand même! Elle dit : “ce soir, j’ai envie de flan”. Se rendant compte de l’insolence de son propos, elle tempère par : “je crois que je vais faire du flan pour le dessert” et elle monte, j’entends sa chaise qui se cale en face de son clavier et elle se remet à travailler.

Sournois! N’est-ce pas que c’est sournois!

Tout le monde a compris: “elle va faire du flan”, du flan oui, elle ne va pas en faire!

Donc, j’ai fait du flan…

>>> recette

Flan

Flan

Flan

Flan

 

Le pain de la discorde

Ne faites jamais cette recette!

Ce n’est pas qu’elle vous entraînerait dans des frais trop importants: 4,99 $ pour l’ensemble des ingrédients.

Ce n’est pas qu’elle est difficile à faire : un peu de touillage, un peu de patouillage, un peu de patience, un peu de poignet et tout est dit.

Ce n’est pas qu’elle est longue à préparer: une demie de travail et deux heures de repos.

Non, ce sont les conséquences: elle a voulu me quitter!

Elle voulait partir avec le cuisinier ou le plat, je ne suis pas sûr, mais en tout cas elle voulait divorcer et se barrer pour tout manger toute seule. Et la Petite Goulue aussi! Toutes les deux, elles voulaient tout pour elles toutes seules!

Maintenant c’est résolu… Elles ont tout mangé et, du coup, elles veulent rester… Mais elles veulent seulement rester pour que j’en refasse!

C’est une drogue. Elles sont droguées.

Alors, nous avons statué: nous n’en ferons que deux par année.

Le premier, c’était un essai, il ne compte pas.

Le deuxième, on l’a partagé, in ne compte pas.

Donc pour l’instant on n’en a pas encore mangé, il en reste deux à venir! YEHHHHHHHHHH

>>> recette

Monkey bread

Monkey bread

 

Tarte de la St-Valentin

Nous ne fêtons pas la St-Valentin mais il faut quand même manger.

C’est aussi le jour du sport mais cette fois-ci j’y vais avec elle alors il faut que tout soit prêt d’avance.

Alors j’ai fait une petite soupe crabe et asperges, il parait que c’est la seule façon de lui faire manger des asperges! J’ai trouvé un grand sac de pattes de crabe d’Alaska et j’avais déjà fait quelques expériences. La première fois, je l’avais fait un peu trop salée, la deuxième fois, un peu trop épaisse. Cette fois, elle est juste bien comme il faut. En dessert, une petite tarte aux pommes sur la nouvelle pâte minimaliste au blé entier. J’ai dessiné un coeur en tranches de pomme pour faire plus St-Valentin.

>>> recette : soupe crabe et asperges

Soupe au crabe et asperges

Soupe au crabe et asperges

>>> recette : tarte aux pommes

Tarte aux pommes de la St-Valentin

Tarte aux pommes de la St-Valentin

 

Dinde au long cours

Ce n’est pas que je ne veuille pas essayer de nouveaux ingrédients ou de nouvelles préparations, mais il y a de la résistance à la table. En matière de cuisine, j’aime que tout le monde soit heureux, en l’occurrence « heureuses ». La moindre grimace et mon plaisir est mitigé. À table, les indicateurs peuvent être extrêmement subtils, un peu trop de reste dans l’assiette, un peu de chipotage, une légère lenteur dans l’ingestion, l’eau pour faire passer et la recette a fait long feu. La sanction est impitoyable, la recette part au pilon, c’est l’autodafé! La recette au pilori et le cuisinier au supplice!

Alors, je m’adapte, je fignole, je parfais, je parachève, je cisèle! Je lave le riz plus longtemps pour qu’il ne colle pas. Comme il est « étuvé », cela ne change rien, mais j’ai l’impression que c’est mieux. Je minute les temps de cuisson, une seconde de moins sur les brocolis, une seconde de plus sur les pâtes « al dente ». Je m’autorise aussi quelques dérapages, une lampée de piment dans la soupe, un bon gros morceau de gingembre haché dans les tagliatelles, une banane dans la compote. L’autre jour, j’ai eu une pulsion de mangue dans la compote, mais j’ai dû résister de peur que cela ne fût trop visible!

Tout est bon, tout le monde se pourlèche, mais c’est « trad ». J’ai l’impression d’entendre le bourdon du biniou sur ma cuisine, une note de fond un peu nasillarde. La bombarde pousse un couac de temps en temps pour aciduler le contrechant, mais la vielle à roue ramène le train-train culinaire dans sa course sous le vent. Comme je ne suis pas homme à me laisser porter par le courant, j’ai décidé de virer de bord et de remonter en tirant des ris et des coups de canon! Non je ne vais pas naviguer au près, au largue, grand ou petit, je suis parti vent debout!

Tout d’abord, hors de ma vue, poulet trop facile, aujourd’hui ce sera de la dinde! Vous direz ce n’est pas une grande révolution, mais, quand même, c’est le ferment de la volte! Il ne sera pas dit que je j’ai tiré des bords de fillette! Ce n’est pas parce qu’il y a un grand débat sur le « mariage pour tous » que je vais faire dans la dentelle! Je déjauge, l’empannage menace, l’auloffée est à portée de misaine. Je suis encore à tribord amure et je louvoie. Après la dinde, les échalotes remplaceront avantageusement les habituels oignons, point de tabasco, mais des épices, des vraies: clous de girofle, graines de coriandre et même de la cannelle! J’ai oublié de l’ail aussi et de la coriandre fraîche. Un petit peu de bouillon de poulet et une cuisson à l’étouffée, genre tagine. Une bonne petite cuisson lente pour que la viande soit caramélisée, confite. Voilà, le ponant est à la proue, le vent me glisse sur les ailes, je suis debout, je suis vent debout, je file à grande allure!

>>> recette

Alors j’ai suivi la route des épices, j’ai laissé le Cap Horn à mon bâbord, la mer de Behring à mon tribord et parti de Bretagne sud, je suis de retour en Normandie. Pays de pomme et de cocagne où le calva coule à flot. J’avais des envies de laisser tartes et compotes loin derrière moi. Je voulais oublier le passé. Naviguer sur la mer d’oubli et voir se lever de nouveaux orbes de pommes aux allures modernes. Foin des moelleux. Fi des surprises. Me voilà en pays d’Auge, je vais sur les brisées de la d’Armont. Il est temps d’occire ceux qui soufflent sur les braises de la révolte que ce soit sous prétexte de pain au chocolat ou d’anciens massacres…
Vous avez beau dire, mais l’histoire se répète! Il y en a toujours pour mettre le feu aux poudres en glorifiant d’iniques flatulences de l’histoire. Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont, tu es resté célèbre pour une baignoire, moi je le serai, peut-être, pour une charlotte.
Eh oui, une simple charlotte: des pommes en guise de crème, du pain brioché façon gâteau à la cuillère et Dulce de leche comme liant.

Le bateau ivre est arrivé à quai.
À table.

>>> recette