Confiture gratis

Je rêvais de faire de la confiture de A à Z.

À 100 m, il y a les dunes, de la silice en quantité, j’ai deux bonbonnes de gaz, je dois pouvoir faire du verre le souffler pour faire des jolis pots de confiture tout en rondeur? Même pas besoin de couvercle, on passe la confiture par le tuyau à souffler et on pince le goulot. Quand le temps est venu de manger de la confiture, pas de problème, il suffit d’un sabre et c’est comme le champagne!

Sana aller jusque là, je voulais au moins récolter mes fraises ‘mano a mano’: une main taurerait les fraises alors que l’autre en retrait attendrait son tour d’entrer dans l’arène. La passe serait rapide. On s’approche de la fraise qui s’élance tête baissée, naseau fumant. La main s’efface pour laisser passer le monstre mugissant. Les doigts se referment sur son cou, c’est la mise à mort. L’autre main n’est pas restée inactive, elle virevolte la cape légère pour trouver le prochain assaillant a terrasser. Il y a de l’émulation à l’affiche: Garcia Lopez la Derecha versus Rodrigo la Fuenta Isquierda vont affronter le troupeau Fresa Frutilla.

Oui, c’est bien, aller cueillir les fraises, mais il faut payer! Payer, plutôt mourir… Et il meurt.

Das mon jardin, c’était bien. Elles étaient à portée de la main, des yeux et de la bassine. Mais 3 pots… Trois heures de cueillette, trois demi-heures de cuisine et trois pots de confiture. Je ne nourris pas la famille, une année complète avec ça ou alors ça va me coûter une fortune en Nutella. En plus, soyons honnêtes, c’est un peu la fin des haricots et surtout des fraises. Je finis par trouver un champ pour l’autocueillette pas trop loin. Je connais le proprio. Alors, c’est parti!

Trente minutes par panier de 4 litres.

Ils nous agacent, ils nous font ch*&?%$ avec leurs mesures à la mord moi le schtroumpf. Des fraises au litre, maintenant. Et le sucre, je l’achète à la bouteille. Je prends ma petite bouteille et je vais à l’économat de la SNCF pour acheter un litre de sucre blanc du Roussillon à la tireuse, comme quand j’étais petit? Je me souviens, il y avait des petites capsules en plastique de couleur vive pour refermer la bouteille. Le fin du fin du pire du kitsch absolu, c’était d’en mettre une rangée, coincées entre les rayons de son vélo.  L’effet stroboscopique des capsules de pinard sur dans les rayons de vélo, je ne vous raconte pas ça! Du grand art. Du pop art. Du vrai, de l’art populaire. Vous ajoutez les franges en plastique assorties au rideau de porte du même métal, et le Guggenheim vous achète le souvenir, le MOMA met une option sur votre cerveau.

Pour en revenir aux fraises, 4 litres donnent 1,5 kg. Donc 4 litres de fraises, trois tasses de sucre, une louche de citron, un kilo de gaz et 3 litres de bocaux, cela donne? Vous ne trouvez pas? C’est simple: des tartines pour toute l’année. Une brouette de tartines, grosso modo.

Objectif: 3 paniers. Sans calculette, cela veut dire, une heure et demie d’exercice. Comme dirait la Grande: autant faire de l’exercice utile! Pour elle, lever des poids au gym, c’est “l’exploit inutile”. Soulever de terre 150 kg, 40 fois, c’est injustifiable. S’accroupir 40 fois avec une barre de 120 kg sur les épaules, c’est incohérent. Mais quand je passe une heure et demie, à me baisser, à m’accroupir et à ramasser des fraises de 5 g chacune, ça, de son petit bout de la lorgnette, c’est utile. Quelle honte, des poids de cinq grammes, ma virilité est mis à mal. Je ne vais plus oser me montrer à mes coreligionnaires. Ils épient tout. Ils reconnaissent les poids. À 15 m, ils différencient un haltère de 32,5 livres d’un autre de 35 livres. S’ils me voient avec une pesée de bijoutier de cinq grammes, ils vont rigoler. Ils vont penser que je me convertis à la gonflette…

Oublions ça, je l’ai fait et, ensuite, j’ai passé deux heures debout pour équeuter les mêmes fraises. Le dos va bien.

Oui, c’est bien, mais il faut payer! Payer, plutôt mourir…. Et il meurt.

Mais non, parce que voilà l’astuce: j’ai rencontré une de mes connaissances la veille qui avait besoin de mouches. Il avait perdu les deux seuls exemplaires qu’il avait et qui avaient été le fondement d’une pêche miraculeuse. Il m’explique le modèle, un muddler minnow avec une aile en marabout jaune et rouge, pour les connaisseurs, et en veut une quinzaine. Donc le soir, je fais quinze mouches, le matin je vais les porter, le récupère les sous, je les garde dans la main, je vais au champ de fraises, je reverse les sous et c’est parti pour la confiture gratis.

15 muddler minnows

15 muddler minnows

le champ dévasté

le champ dévasté

la fin des fraises

la fin des fraises

trois paniers

trois paniers

L’écume des fraises

un cul de poule plein

un cul de poule plein

 

L’écume, c’est la frange supérieure de la vague, c’est la sueur du cheval qui a travaillé fort, c’est la mousse sur la confiture de petites fraises des bois.

Cela m’a pris pas loin de 3 heures pour ramasser 1,5 kg de fraises sur mon terrain. Ce n’est pas que le terrain est si grand qu’il faille trois heures pour en faire le tour! Bien au contraire, les fraisiers étaient concentrés sur 5 m2, mais c’est tout petit, ces cochonneries-là.

J’ai commencé par en ramasser un peu pour me faire un smoothy, mais quand, le cul de poule à commencer à se remplir, je me suis dit que ce serait une bonne idée de voir si je ne pourrais pas faire des confitures. Et plus j’en ramasser, plus j’en voyais. J’avais beau ramasser tout ce que je voyais devant moi, je me rendais compte, après coup, que j’en avais écrasé sur mon passage.

Le premier saladier, je l’ai ramassé à la va-vite, avec les queues puisque, d’après La Grande, il faut laver les fraises avec la queue pour ne pas que l’eau s’immisce. Mais l’expérience de reprendre les fraises, une par une,  ne m’a pas convaincu que c’était la bonne façon de faire. Donc, au deuxième, j’ai cueilli “propre”!

Par contre, mon gros fait-tout était trop gros pour une si petite quantité. Les fruits ne font pas assez de liquide et il est impossible de retirer les fruits.

Mais le résultat est excellent.

 

Smooth à la roulotte

Pour ceux qui ont lu “Apophtegmes péruviens”, vous vous souviendrez que les filles ont découvert les boissons glacées aux fraises faites avec un mélangeur. Nous nous sommes donc équipés à la maison pour en préparer, mais si le résultat a toujours était plutôt agréable au goût nous n’avons jamais réussi à reproduire le goût liméien.

Je voulais emmener le mélangeur à la roulotte, mais entre les pots de confiture, les marmites à confiture (je vous en parle bientôt), la cafetière et tout le reste, je n’avais pas le goût d’en ajouter encore. Donc je m”en suis acheté un qui pourra rester à Tadou. Je l’ai choisi avec un bol de verre parce que tous les emballages qui indiquaient “sans BPA”  sous-entendaient aussi “en plastique”. Donc “bol en verre”, “650 chevaux” sous le capot, le “blender de compèt'”!

Un blender à la roulotte, ça amène des complications. Entre la cuisinière et l’évier, il y a tout juste 40cm de plan de travail, alors la cafetière prend toute la place. Il en reste un petit peu, pour mettre le grille-pain en arrière, mais impossible remettre le malaxeur. Je n’ai pas non plus de place pour le ranger et le ressortir à chaque fois. Je ne vais quand même pas faire comme mon chum Momo et construire une cuisine extérieure “en dur” devant la roulotte avec des tôles de plastique ondulé. Vous savez le truc bien crade qui devient jaune pisseux et qui se couvre de petite mousse verdâtre. Il ne me resterait plus qu’à porter un Marcel taché et des chaussettes noires dans des sandales éculées. Non des chaussettes à carreaux, ce serait encore pire.

Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’autres prises de courant. Donc j’entame les grands travaux de réaménagement: installation d’une prise de courant près de la fenêtre de la chambre pour pouvoir poser la cafetière. Cela prend un petit moment pour faire le trou dans la cloison , passer le fil et aller le brancher à l’arrivée électrique, mais, quand c’est fini, c’est propre et bien fait. Donc je déplace la cafetière et je peux poser le blender prêt à être utilisé.

Premier smooty: 2 kiwis que j’ai ramenés de Montréal, parce qu’ils n’avaient jamais réussi à mûrir, une petite mangue, un verre de jus d’orange, une cuillère à soupe de chia et une cuillère de protéines. Les kiwis pas mûrs sont plutôt acides, mais la mangue arrive à contrebalancer.

Le lendemain, je veux essayer sans jus d’orange, juste de l’eau. Cette fois, je mets une banane qui elle non plus n’est pas trop mûre, une autre petite mangue, une cuillère à soupe de chia et une mesure de protéine aux céréales et j’ajoute un grand verre d’eau. C’est épais et pâteux, j’ajoute un trait de jus de citron et c’est mieux.

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Yaourt à la confiture chaude

C’est le nouveau délice à la mode!

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Il faut de la confiture de fraise chaude sur laquelle vous déposez gracieusement quelques cuillères de yaourt grec zéro pour cent. Ensuite, touillez délicatement pour obtenir un tourbillon du plus bel effet.

Je vous voix venir, vous pensez que c’est un dessert qu’on peut se faire comme ça, n’importe quel jour de l’année. Une cuillère de confiture de fraise Bon papa, un petit coup de micro-onde, et hop, de la confiture chaude! Un coup de micro-onde, c’est la mort de la cuisine. Non, non ce dont je vous parle c’est de la confiture naturellement chaude! Je vous explique: il vous faut une roulotte, deux kilos et demi de fraises bio, un kilo trois cents grammes de sucre, un trait de citron, des bocaux, une belle marmite et un entonnoir à bocaux.

Vous commencez par équeuter les fraises, les faire macérer et ensuite vous chauffer tranquillement, de temps en temps vous retirer les fruits pour faire bien réduire le jus et quand vous avez atteint 105°, vous mettez en bocaux. Bien sûr, il n’y en a pas exactement pour remplir 8 bocaux alors il vous reste un peu de confiture chaude.

Vous mettez le reste de confiture naturellement chaude et vous ajoutez le yaourt grec 0%.

>>>>recette

Recette

Taboulé au débotté

J’ai dit que je faisais du taboulé, alors j’ai acheté du persil.

Comme je ne fais rien à moitié, j’ai acheté du persil plat et du persil frisé. C’est vrai qu’une fois haché, cela ne doit pas faire une grande différence, mais c’est pour le principe. En fait, ce n’est pas vrai. J’ai acheté du persil et de la coriandre.

Je fais mes courses au nez. Quand je suis à la fruiterie, je renifle tout. Je sens les ananas, les melons, les poires, les pommes, les pêches, les abricots, les mangues, les tomates et, bien sûr, la coriandre. Mieux, j’achète de la coriandre parce qu’elle m’appelle. Il faut dire que, pour une raison inconnue, il la mette en hauteur, et pile au-dessus des rates et des haricots. Donc, comme je prends régulièrement des rates ou des haricots, c’est vers eux que je me penche en premier, et l’odeur qui tombe du rayon des herbes m’hameçonne par les narines. Il faut dire qu’en plus la coriandre de ce légumier est toujours, et fraiche, et odoriférante.

Les melons, je leur renifle la base, les ananas aussi, les poires, les pêches, les abricots, je les renifle au milieu, mais la coriandre je la renifle de loi,

Toujours est-il que, le jour où j’ai décidé de faire du taboulé, j’étais au supermarché et bien que j’ai plongé mon nez dans tous les sacs, aucun n’avait plus d’odeur qu’un sac de salade iceberg insipide américaine. J’étais très décidé à faire du frais, donc, malgré tout, j’ai acheté du persil inodore en me disant qu’haché, il finirait par dégager la nécessaire saveur. J’ai pris un paquet de coriandre sur la pile idoine en complément de ma réserve personnelle et finalement ce n’était que du persil plat. La feuille est plate, l’odeur est plate, la tige est plate, et le goût l’est tout autant.

Pas de souci, comme on dit.

Comme vous le savez, je suis devenu le roi de la semoule de blé dur, du boulgour, du blé concassé et autre couscous. Je te vous fais de la semoule en trois minutes, chrono. Et fameuse avec ça, tendre moelleuse, gouteuse, salée à point, chaude et légère.

Donc, pour moi du taboulé, ça ressemble à de la semoule, mais froide et parfumée au persil. Alors je commence par préparer un bol de semoule, je fais un coulis de persil: deux persils, coriandre, tabasco, oignons verts, et tomate, je mélange le tout, et je le mets au frigo.

L’aventure, c’est l’aventure

Tout ça, c’est de la faute à Manu.

Jusqu’à maintenant, j’avais bien résisté à l’envie, mais, à chaque fois que je le vois, il retourne le couteau dans la plaie: je fais du super bon pain au levain!

Donc aujourd’hui, je me lance.

Aujourd’hui c’est la première étape. J’ai stérilisé un bocal et j’ai préparé le levain.

  • 80 g de farine blanche
  • 80 g de farine de seigle complète et bio
  • une cuillerée à café rase de sucre blanc
  • de l’eau pour obtenir une pâte lise, liquide et épaisse

la suite dans trois jours

Midi ocre

 Cela fait longtemps que je voulais les essayer, mais j’avais toujours eu la sourde crainte que ça ne réussisse pas comme je l’espérais. Je les imaginais dures et compactes, à la texture “pas cuites” et au goût sableux. Il faut dire qu’avec notre four qui chauffe quand il a le temps, nous ne pouvons pas vraiment nous fier aux indications. J’ai déjà essayé de vérifier la température avec un thermomètre à bonbons, qui résiste à des températures d’alandier, mais la pratique ne semble pas suivre la théorie. Donc j’avais des doutes sur la réussite de mes projets culinaires, mais je n’allais pas reculer au moindre écueil.

Pour faire variations à la tradition dominicale, toute récente, puisqu’elle ne datait que de quelques semaines, du filet de boeuf accompagné de rates du Touquet, j’avais décidé de faire des brochettes de poulet. Mais quel légume pourrait accompagner ce plat légèrement épicé? Je ne voulais pas réitéré les pommes de terre aussi fines et délicieuses soient-elles. Je pouvais remettre à la table du riz déjà présent la veille. Une plus sage solution eut été les légumes en poêlée bien relevée, mais cela n’aurait certainement pas été du goût de toutes.

J’ai toujours quelques patates douces que je cuisine habituellement sautées avec des carottes et des oignons, mais il faut donner un maximum de force à la Petite en période d’examen. Donc je me lance dans les frittes, mais comme vous devez maintenant vous en doutez, pas des frites tout venant, des frites de patates douces.

Vous allez voir, c’est très simple.

Tout d’abord, corvée de pluches. Ensuite comme nous ne sommes pas à Boulogne(réminiscences d’un lointain passé) et que la friteuse n’a pas droit de cité et par extension la coupeuse de frites non plus, il faut couper les frites à la main.

D’après mes recherches, la meilleure façon d’obtenir des frites croustillantes, c’est d’enduire les patates coupées d’une préparation de blanc d’oeuf, d’huile et d’aromates. Ensuite, je range soigneusement les frites sur une plaque de four pour les faites cuire une demie heure. Au bout d’un quart d’heure, je les retourne et je mets les brochettes au four. À la fin de la cuisson, quelques minutes de grill pour donner une belle couleur à la viande.

Le résultat est fameux: des frites moelleuses et croustillantes.

Mais, me direz-vous, par quel détour tortueux de mes entrelacs cervicaux, en sommes-nous arrivés à ce titre prometteur? Eh bien, c’est à cause d’un reste d’abricots…

J’avais trouvé quelques abricots appétissants et qui s’étaient révélés décevants. Donc en faisant la compote du dimanche, nous les avions, par crainte de les perdre, ajoutés aux pommes. La compote s’en était trouvée orangée de nature. Les brochettes marinées et les frites douces avaient ajouté leur touche au tableau.

La preuve en images

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>>> recette

 

Le poulet compliqué

Le recettes simples ne sont pas toujours les meilleures.

Donc cette fois, j’ai retiré un de mes écouteurs et je me suis lancé. Pour quoi enlever un écouteur me direz vous? D’abord parce que j’en ai deux! Oui, je fais la cuisine en musique, la musique adoucit les moeurs et enrichit l’expérience culinaire. Les nanas aiment ma cuisine, mais elles n’assistent pas à la performance, elles attendent ma fin pour assouvir la leur. Et donc la musique emplit la vacuité de mon auditoire, mais me prive de mon sens le plus important. Avec des écouteurs sur les oreilles, je ne sens rien! Je ressens la musique, mais ne sens pas les odeurs.  Donc soit j’ai des terminaisons olfactives dans les oreilles, soit les écouteurs empêchent la circulation des molécules odoriférantes.

Hier, j’avais vidé la vasque à bulbes, celle qui contient oignons, échalotes, françaises comme disent les ignorants qui nous entourent et l’ail. J’achète les oignons par cinq livres et j’en ai tellement acheté que je pourrais remplir une bibliothèque de quartier. J’ai donc acheté de l’ail d’Espagne, pas de l’ail jaune pitié, et des beaux oignons tout frais du Québec.

Nous sommes samedi et ce sera un plat complet pour toute la famille.

J’ai donc commencé par faire rotor de l’ail dans un fond d’huile. Viennent ensuite les oignons que je fais blondir rapidement. J’arrête la cuisson en jetant un poivron vert en petits morceaux. L’ail embaume toujours alors j’ajoute une bonne cuillère de curry pour relever le tout. Mes légumes prennent une belle couleur, j’ajoute deux petites courgettes coupées en dés.

Le poulet a pris la poudre d’escampette et je tranche donc en carrés de 1,5 cm de côté, deux belles escalopes de dinde. Je retire les légumes parce que j’aime que la viande soit bien saisie. Un peu d’huile, le feu à vif, et je jette les carrés de 1,5cm de côté dans l’huile. Avant que les carrés de 1,5cm de côté commencent à roussir, j’asperge d’une généreuse lampée de Tabasco. Oui, le Tabasco, je l’avale d’un trait, ça réchauffe les boyaux. Mais ce n’est pas fini, la viande accélère vers le doré  et je l’arrête brutalement avec de la sauce soja. Je fais caraméliser et c,est pile le moment de remettre les légumes. Je retire l’écouteur que j’avais remis pour avoir la stéréo et le fumet étant à mon gout, je n’ajoute rien. Quelques minutes pour que le tout s’amalgame et il est temps de mettre le riz. Du super riz rond, qualité supérieure, s’il vous plait.

Pour mesurer le riz, j’ai ma petite méthode empirique. Je saupoudre la surface jusqu’à ne plus voir les légumes. Parfois j’ai la main lourde et il y a plus de riz que de légumes, cette fois je me tempère et je retire le deuxième écouteur pour être bien sûr de tout voir… On ne sait jamais!

Quand le riz est mesuré, il faut mélanger le tout et laisser le riz devenir transparent, couvrir d’eau et laisser cuire 30 minutes à feu doux.

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Tarte rebelle

Pas encore, une quiche aux poireaux!

Ce soir, je fais le rebelle!

Je rigole parce qu’on a un soi-disant cuisinier rebelle à la télé qui, pour attributs principaux, arbore des tatouages. Et ce sont ces “petits bonhommes” (sans le ‘s’ central, comme les québécois appellent les dessins animés) qui font de lui un rebelle. Comme tout le monde est tatoué maintenant, on est plus rebelle de ne pas l’être que de l’être.

À la boulangerie, il y a une jeune fille qui était “très bien, comme il faut”, mignonne, gentille. Un jour, un papillon lui apparaît sur le bras. Très joli, le papillon, gracieux, éthéré, délicat, expertement dessiné, aux couleurs douces et franches. C’était bien la première fois que je voyais un tatouage aussi coloré ou, plutôt, avec une utilisation aussi subtile de la couleur. Mais le papillon a pris ses aises, il est sorti de son cocon. Au début, il avait quelques feuilles pour se percher, mais bientôt le roncier au complet a pris la place sur tout le bras. Il a brouté les cheveux, pour autant qu’un papillon puisse le faire, mais après tout un papillon virtuel et épidermique, ça doit avoir des capacités spéciales. Les cheveux ont subi le grand fauchage de la moissonneuse-batteuse, pour ne laisser qu’un crête orange et hirsute. Puis, certainement pour mieux s’accrocher, de branche en branche, des anneaux sont apparus de-ci de-là. D’un délicat Botticelli, on en est arrivé à des graffitis envahissants. Pauvres parents!

En attendant le cuisinier soi-disant rebelle n’est qu’un gros plouc qui croit avoir une particularité qu’il n’a pas. Pour ce qui est de sa cuisine, pour ce que j’en ai vu, il pourrait être juste tatoué cela serait suffisant.

Cela dit, ce soir, j’ai décidé de ne pas faire comme moi-même. Je suis rebelle à mes propres rébellions.

Je commence par jeter les tranches de carottes dans l’huile. J’ai bien commencé par éplucher les oignons mais ils attendront. Un sursaut d’habitude me surprend à mettre un peu de raz-el-hanout, carottes et patates douces même combat. Quand elles se sont bien attendries sur le gaz, j’ajoute les oignons. J’ai mis deux belles tomates dans l’eau chaude pour les peler. Je les ajoute en gros morceaux. Un peu de coriandre et deux petites courgettes viennent compléter. Je laisse revenir doucement.

Pendant ce temps-là, je fais de la pâte avec cette fois-ci de la farine d’avoine. J’aime ça, les farines avec un goût. À force de tests, je me suis rendu compte que, contrairement à la farine de blé, elles n’ont pas la même capacité à s’agglomérer pour faire une pâte solide alors je coupe avec un peu de farine non blanchie. Habituellement, j’essaie 2/3 de farine exotique pour 1/3 de farine banale. Ensuite je pétris à la main et j’ajoute encore un peu de farine commune jusqu’à obtention de la pâte idéale.

Finalement, comme je sais que ma garniture sera un peu “molle”, j’ajoute une petite cuillère de fécule de maïs à mon appareil, de crème et d’oeufs, pour l’épaissir.

Au final, tout le monde en a mangé et s’est régalé, que demander de plus.

tarte légumes

Gâteau d’anniversaire

J’ai eu une commande: pour l’anni: un fraisier.

Il est vrai que malgré la météo, on a vu apparaître de belles fraises. Malheureusement, si elles sentent bon, je ne suis pas impressionné par leur texture.

Mais bon, pour faire plaisir!

Le résultat est très calorique, très appétissant, super bon, mais la crème est trop molle pour une tenue style boulanger; j’ajouterai bien un peu de gélatine ou d’agar-agar la prochaine fois.

>>> recettefraisier fraisier fraisier